| Farandole 4 Exrait |
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Les leçons du temps Pour aimer sa vie, il faut prendre conscience qu’elle est fragile et précieuse. Dans l’enfance, et plus encore à l’adolescence, le temps qui nous est imparti nous semble illimité, éternel, et l’énergie de vivre, inépuisable. Certains se retrouvent à dilapider ce «capital vie». Ce peut être le temps des excès, des conduites à risques, du grand gaspillage. Un jour, souvent à mi-parcours, naît la prise de conscience que la mort n’arrive pas qu’aux autres. Plus que les anniversaires – qui transforment en fêtes familiales le décompte des années–, le retour des saisons, et souvent le retour brutal de l’hiver, du froid et du vent, nous contraint à prendre conscience de l’amputation que le temps provoque en nous. Dès lors, aimer sa vie, n’est-ce pas s’en occuper, comme on le fait avec un enfant ? La conscience du temps qui reste est alors un moteur pour nous pousser à avancer…
Exister au présent Quand le ressentiment de ne pas avoir assez et les projections vers une vie idéale cessent, il devient possible de goûter le présent et d’en profiter vraiment. L’existence se présente alors comme une succession d’opportunités à saisir ou à rejeter… Un passage important peut se faire : passer d’« aimer sa vie », attitude qui dépend souvent des conditions extérieures, à « aimer vivre », tout simplement. Et ce quels qu’en soient les différents aspects. Savoir goûter et apprécier le sel même de l’existence : l’aventure, l’incertitude, les bonnes et mauvaises surprises, et même les galères, les combats à mener pour garder ce sentiment d’exister. Comme pour Viktor Narvoski, peu importent alors la destination ou le but. C’est le voyage lui-même qui devient passionnant. |


