| Extrait du farandole N°7 de mai 2009 |
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III. Mots d’inconnue L'inconnue du mois est Francesca Champignoux, qui, dans son livre (kdo de ma tatie Lucienne, MERCI Tatie !!) : « Danse avec l'inconscient – Les coulisses de la psychothérapie », propose une nouvelle approche de la psychothérapie. Comme il est très justement dit au dos du bouquin : Quand nous allons mal, nous cherchons de l'aide et des réponses. Trop souvent pourtant nous avons peur de ne pas tomber sur le bon thérapeute (…) et de devoir multiplier les consultations. Déçus par les promesses de guérison non tenues, nous nous résignons à notre malaise. À l'encontre de ces craintes, Francesca Champignoux nous propose, depuis les coulisses de la psychothérapie, une démarche inhabituelle : puisqu'en chacun de nous l'inconscient mène le bal, dansons avec lui. Pour déjouer ses pièges, ne nous enfermons pas dans une technique unique. N'imposons rien. Multiplions les références. Varions les approches. Car il est possible, si le psychothérapeute adapte ses méthodes à chaque patient et non l'inverse, de réduire la souffrance et, parfois même, de guérir. A partir de l'écoute attentive de ses patients, l'auteur raconte une relation faite de méthodes classiques et de créativité, de rigueur et de souplesse, de sérieux et d'humour.
Oui... C'est de cela dont il s'agit surtout ! De créativité, de souplesse et d'humour !! Et puis il y a ce passage qui m'a beaucoup parlé : « Le chemin s'ouvrira lorsqu'une main se tendra à un instant de votre vie, une main qui vous aidera à chercher le mouvement pour vous libérer d'une identité ressentie comme fermée, lourde et définitive. Une main qui vous montrera d'autres espaces possibles d'expression et de création, vous conduisant ainsi à explorer le vide, l'inconnu. Une main symbolique qui prendra la vôtre en vous questionnant avec des mots, des gestes et des regards, fera naître des mouvements qui vous conduiront vers l'improvisation, la liberté, une plus grande légèreté, une forme d'humour et de joie. Car là où va la main vont les yeux. Là où vont les yeux est l'esprit. Là où est l'esprit jaillit l'émotion. Là où est l'émotion naît rasa, le sentiment. Tels sont les quatre principes de la danse indienne ». IV. Mots d’une connue Extrait de « On ne peut pas être heureux tout le temps » de Françoise Giroud (dernière page du livre). Hommage à une grande dame...
Voilà. Cette exploration dans mes cartons est terminée, bons et mauvais jours mêlés. On ne peut pas être heureux tout le temps. On peut seulement décrocher sa part de soleil et ne pas oublier de la savourer. Il y en a pour tout le monde, mais plus ou moins. Quand on est jeune, souvent on se dit : « Qui suis-je et pour quoi faire ? » On découvre l'inégalité fondamentale entre les humains, inégalité d'abord de la case sociale où la naissance vous inscrit, inégalité des dispositions naturelles, et quelquefois on est révolté, ou encore abattu. Ou encore on serre les dents et on dit : « Pourquoi est-ce que je n'aime pas ma vie ? » Une question très grave et très utile quand on en est à se la poser. On peut envoyer tout valser quand on y répond, tout ce qui est si terne, si morne ou si pesant qu'on ne veut plus en entendre parler. On peut même casser sa télévision. Et puis, on commence à se construire, à trouver un sens à sa vie au lieu de la subir, on a des objectifs, des succès, des chagrins, des bosses et des creux, parce que c'est dur de vivre, mais c'est toujours moins dur quand on a l'impression de se gouverner plutôt que d'être l'objet des autres. C'est l'une des rares certitudes que m'a apportée l'expérience d'une vie : il faut croire, certes, croire en soi.
Françoise Giroud est née le 21 septembre 1916 en Suisse, et morte le 19 janvier 2003 à Neuilly-sur-Seine. Cette journaliste, écrivain et femme politique française a d'abord commencé une carrière au cinéma à Paris, comme script-girl, assistante-metteur en scène, puis scénariste. En 1945, elle est engagée comme directrice de rédaction pour la création de ELLE, magazine moderne et féministe. En 1953, elle fonde L'Express, avec Jean-Jacques Servan-Schreiber, qu'elle dirige jusqu'en 1974. Elle publie en parallèle à sa carrière journalistique plusieurs essais, des biographies (notamment « Lou : histoire d'une femme libre ») et des romans à succès (« Mon très cher amour », « Cœur de Tigre »). Elle est alors appelée comme membre du jury du Prix Femina en 1992. Françoise Giroud est la mère de la pédopsychiatre et psychanalyste Caroline Eliacheff. (Source : Wikipédia) V. Mots des lecteurs Voici ce poème que m'a envoyé Flavio au début du mois d'Avril. Il illustre bien le thème de ce mois-ci je trouve... Message de Flavio du 09/04/09 Chère Cécile, bonjour. Je te remercie d'avoir placé mes deux petits poèmes. Cela m'a fait énormément plaisir... Depuis je n'ai pas cessé d'écrire, d'ailleurs voici un petit poème que je t'envoie, il est tout frais de hier soir...
Temps
Alors prenez le temps de prendre le temps. MERCI cher Flavio pour ce nouveau poème !! Et continues à écrire surtout ! Et rendez-vous dans un mois... Pour un numéro spécial !!
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