Accueil arrow Zécrits de Cécile arrow Extrait du farandole Bis N°2
 
 
Extrait du farandole Bis N°2

 un petit passage du dernier farandole de Cécile.........

 

 

 

 

Continuons à présent notre tour d’horizon sensoriel en sollicitant deux autres de nos sens. Mémoire du passé qui ressurgit par les saveurs et les odeurs... Aaaah... Les odeurs de la bonne cuisine que faisaient nos mères et nos grands-mères ! Soupe de légumes avec des ptits croûtons (parce que sans les ptits croûtons ça l’faisait moins !!)... Poulet rôti avec des pommes de terre frites... Compote de pomme avec de la cannelle... Plaisir pour elles de voir nos yeux gourmands et satisfaction lorsque les assiettes étaient laissées vides !! L’odeur de la verveine en hiver… L’odeur du foin en été... L’odeur du café… L’odeur et le goût du lait, bien chaud... et mousseux... Et l’odeur des tartes faites maison... On s’en mettait plein les yeux, plein le nez... et plein la bouche ! Et puis toutes les odeurs de la nature... L’odeur de la pluie après l’orage... L’odeur de la menthe sauvage, du thym, du basilic et du persil... L’odeur de la terre et des feuilles mortes à l’automne... L’odeur des livres dans les bibliothèques... Que de souvenirs liés aux odeurs et aux saveurs !!!! Et vous, quels sont vos bons souvenirs d’enfance liés au goût et à l’odorat ?

 

 

3. Recette à goûter

  

Ces saveurs, souvent sucrées, propres à l’enfance : le rituel du ptit déj’ avec du lait avec du Banania ou du Nesquik (« on en a une énoooorme envie » !!). Le pain grillé avec du beurre et du miel ou les croissants chauds… La banane écrasée avec du sucre en poudre et chauffée quelques minutes au micro-ondes… Autre rituel, le soir, des pâtes, souvent des coquillettes, avec du lait… Les pâtes au lait donc !! Ou la Blédaline (encore appelée Floraline) nature ou elle aussi avec du lait… La madeleine de Proust et sa fonction de réminiscence… Le goût de l’enfance… Sucré !! Alors grandir, c’est passer au salé ?

  

4. Parfum à respirer

  

Autre auteur, Guillaume Apollinaire (1880 - 1918), qui a écrit ce poème, intitulé tout simplement : « Enfance » et qui met l’accent sur l’odeur des fleurs…

 


    Au jardin des cyprès je filais en rêvant,


    Suivant longtemps des yeux les flocons que le vent


    Prenait à ma quenouille, ou bien par les allées


    Jusqu'au bassin mourant que pleurent les saulaies


    Je marchais à pas lents, m'arrêtant aux jasmins,


    Me grisant du parfum des lys, tendant les mains


    Vers les iris fées gardés par les grenouilles.


    Et pour moi les cyprès n'étaient que des quenouilles,


    Et mon jardin, un monde où je vivais exprès


    Pour y filer un jour les éternels cyprès.