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Extrait du farandole Bis N°1

 

Le couple sur cette photo en noir et blanc, ce sont mes grands-parents maternels… Cécile, née BALDACCI, et Charles GIORGI… Ils s’étaient rencontrés en 1940. A Corté. Là où ma grand-mère vivait. Mon grand-père avait 24 ans. Ma grand-mère seulement 16. Très vite, ils se sont mariés. Et très vite est arrivé leur premier né. Puis un second, deux ans après. Ma mère est arrivée ensuite. Et encore quatre enfants. Sept au total. Quatre garçons et trois filles. Quelle grande famille !

 

 

Mes grands-parents sont restés unis pour partager tous les moments de leur vie. Les plus douloureux : maladies, deuils… Mais surtout les plus heureux : mariages de leurs enfants, naissances de leurs petits-enfants… Treize en tout, onze garçons et deux filles ! Ma sœur et moi !! Je me souviens de cet épisode amusant avec ma grand-mère… Je devais avoir dans les douze ans. Nous étions tous à table, un soir. J’étais assise à côté d’elle. Je lui ai demandé de m’éplucher une pomme. Elle m’a dit « bien sûr ma fille ».  Et moi je l’ai regardée faire : poser les épluchures dans son assiette, couper la pomme en quartiers, et commencer à les manger… Au bout de deux quartiers de pomme avalés, j’ai enfin osé lui dire, d’une toute petite voix :

 

-           Mais Mamie… Elle était pour moi la pomme !

 Ma grand-mère, souvent distraite (parce que perdue dans ses rêves ?), s’était alors excusée et empressée de m’éplucher une autre pomme !! Rires…

 

 Ma grand-mère (dont je porte le prénom) était née à Corté le 21 Janvier 1924. Elle est partie dans la nuit du 13 au 14 Février 1993. Triste jour de la St Valentin… Mon grand-père, lui, était né dans un petit village de Haute-Corse, à San Nicolao, le 13 Octobre 1916. Après la disparition de ma grand-mère, il a vécu sept longues années sans elle. Puis il est allé la rejoindre…  Le 14 Novembre de l’année 2000.

 

 Une vie à deux. Jusqu’au décès de l’un des deux… La « survie » de l’autre, jusqu’au moment où arrive le soulagement de rejoindre la personne aimée, la compagne de toute une vie… Ils sont enterrés, et reposent en paix, côte à côte, dans le caveau familial qu’avait construit mon grand-père dans le cimetière de San Nicolao…

 

 

Je repense à leur façon de nous témoigner leur affection, sans pour autant que les mots soient exprimés. Même si ce n’était pas dit, ils savaient nous faire comprendre qu’ils nous aimaient… Moi aussi je les aimais… Et je pense encore souvent à eux.

 

 

 

Je voudrai simplement leur dire MERCI.Pour m’avoir transmis leur amour de la VIE…

 

 

 

autres extraits :

 

V. Mots des lecteurs 

1.        F

 Voici le message que m’a envoyé F(alias Fran !!) ce Mercredi 29 Octobre 2008 à 9h43.  Objet de son message : « petit compte rendu de lecture... » : « coucou cécile, je t'envoie mon petit écrit sur Lisa See. à bientôt biz et bonne journée

fran »

 

Et en pièce jointe, il y avait ces quelques lignes que je vous laisse découvrir :

  

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Coup de cœur …..

  

J’ai découvert Lisa See par hasard, au détour d’un rayon, attirée tout d’abord par le titre délicat et plein de poésie «  FLEUR DE NEIGE ». 

 

Moi qui suis une habituée de romans policiers, du moins en ce moment, j’ai pensé qu’un petit changement dans mes habitudes serait intéressant. Je suis donc partie avec Lisa See à la découverte des traditions de la Chine ancestrale et plus particulièrement autour de la condition féminine, dans les campagnes et à la ville au 19ème siècle.

 Au final, Fleur De Neige est l’histoire d’une formidable et puissante amitié entre deux fillettes Fleur de LYS et Fleur de Neige qui ne viennent pas du même milieu et qui vont devenir Laotong car elles partagent 7 caractères sur 8…… (Jour, année de naissance, nombre de frère et de sœur, rang de naissance, beauté et début du bandage).  Ayant un caractère bien trempé, nos deux héroïnes vont grandir et s’enrichir mutuellement.

 Bref, c’est magnifique… et magique….On s’attache et souffre avec elles lorsque vient la tradition du bandage, incontournable et si cruelle à l’époque.

 

Belles, rebelles et émouvantes, avec leurs contradictions, ces jeunes filles  au destin inattendu nous font partager leur vie et nous laissent méditer sur l’amitié, ses joies et ses trahisons……

  

A la fin de ma lecture, en plein Jeux Olympiques de Pékin, (…il n’y a pas de hasard...),   quittant à regret mes deux héroïnes, j’ai donc souhaité me procurer un deuxième ouvrage, à savoir le Pavillon des Pivoines qui est aussi le  dernier ouvrage de Lisa See.

 

Cette histoire d’amour romantique nous fait découvrir une jeune fille de bonne famille très gâtée et choyée, au 17ème siècle. Celle ci est passionnée par un opéra « Le pavillon des pivoines », un peu controversé, qui conte l’histoire d’une jeune fille amoureuse qui s’est laissée mourir, ne pouvant épouser celui qu’elle aimait étant donné La tradition.

 

Notre jeune héroïne, Orchidée, au caractère bien trempé est en âge de se marier.

 

Fille unique, elle est cultivée, et intelligente.

 

Ses parents l’adorent et son père l’a éveillée à la littérature et a contribué au développement de son esprit critique tout en restant à la limite de ce qui était admis à l’époque.

 

Belle, curieuse et aventureuse, elle va tomber amoureuse, et oser défier les codes de la bienséance.

 

Romantique, exaltée et éprise de liberté, elle va refuser de se soumettre et de se marier selon le choix de sa famille. Déraisonnable jusqu’à la mort, quand elle découvrira son promis, il sera trop tard……..

 

 

C’est alors que dans l’au delà, notre « miss, coquine et mutine » exercera encore son influence, découvrira des secrets de famille et parviendra enfin à être en paix avec elle même……..

 

Amour, secret et rebondissements à souhait voilà pour ce nouvel ouvrage…..

  

Petite bio et références pour curieuses et  curieux ………

  

Fleur de neige (J’ai lu 05/2007)

 

Le pavillon des pivoines (Flammarion)

  

A lire également dans un autre style : La mort Scarabée : roman d’espionnage de 03/2000

  

D’origine chinoise par son grand père, Lisa See est née à Paris et a été élevée à Los Angeles, passant la plupart de son temps dans le quartier Chinois.

 

Journaliste free lance, elle a écrit de nombreux articles et elle contribue à développer la culture chinoise à Los Angeles à travers sa collaboration à différentes actions.

 

(Source : www. Lisasee.com/bio.htm)

  

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2.        B

 

 

Et puis voici le message de B, reçu ce Mardi 28 Octobre 2008 à 11h58.

 

Objet de son message : « Séraphine ».

  

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 Bonjour Cécile,

Voici, comme promis mon commentaire sur le film "Séraphine"

  Elle est laide la Séraphine et puis rustre et pauvre et pas bien maligne en apparence. Et un peu mystique, Dieu que ces chants d'église sonnent faux, mais ça a l'air de lui plaire. Elle vit dans une chambre sordide, elle astique les parquets chez les autres. Elle fait aussi la cuisine et ça a l'air de plaire aux bonnes soeurs à qui elle fait goûter. Elle grimpe aux arbres et elle a les mains abîmées et les ongles noirs.

 

 Et surtout, elle peint et Wilhem Udhe chez qui elle fait de temps en temps le ménage est attiré par ses tableaux. Mais comment fait-elle, elle, si moche, si simplette pour peindre avec autant de finesse. Son inspiration, c'est l'au-delà qui la lui délivre ainsi que la nature. "Quand vous êtes triste, dit-elle à Udhe, regardez la nature qui vous entoure et vous vous sentirez mieux". Quand elle est dans la nature, tous ses sens sont en éveil : elle observe du haut de son arbre les champs, elle écoute le chant des oiseaux, elle goûte la caresse de l'eau sur son corps... Elle appréhende tout ce qui l'entoure avec simplicité. A partir de là, elle arrive à rendre beau tout élément : le sang qu'elle collecte en douce à la boucherie devient, avec la cire fondue des bougies de l'église, une magnifique couleur rouge inimitable, ses doigts sont des pinceaux, un morceau de tissu est transformé en toile... Encouragée par Udhe, elle peint frénétiquement malgré les évènements, la guerre...

Udhe ne veut plus qu'elle fasse le ménage, il la paye. Comme c'est merveilleux pour Séraphine, elle peut s'offrir n'importe quoi puisqu'elle est célèbre, la tête lui tourne complètement, elle est entraînée dans un tourbillon...............

  

Quel film. Il nous parle du beau en nous montrant du laid. Ce sont nos sens qui en étant attentifs au monde extérieur, transforment nos sensations en belles choses et dans le cas de Séraphine en chefs d'oeuvre.

 

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Voilà ! Merci à toutes les deux. Leurs contributions à ce 1er numéro de Farandole Bis m’ont fait chaud au cœur !! Alors, si vous aussi vous souhaitez partager vos impressions, émotions, ressentis divers et variés à propos d’une lecture, d’une séance ciné, d’une expo, d’une pièce de théâtre… N’hésitez pas à m’envoyer vos ptits z’écrits !! Je me ferai une joie de glisser votre texte dans le prochain numéro !!