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| question posée sur le forum de psychologie.com | | Date: 2007/03/18 21:21 | By: MARIE CHRISTINE | Status: | | | |
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| question posée par une mère et réponse du psy
Aider ma fille anorexique
Ma fille a 26 ans, elle fait de l'anorexie. Elle en est consciente, mais ne veut pas consulter, ni se faire aider. Elle veut gérer seule ce problème et affirme aller mieux. On n'arrive pas à comprendre, on est sans doute maladroit. C'est une belle jeune fille, mais elle ne se voit pas ainsi et se détruit. Comment l'aider ? Constance, 53 ans
REPONSE D'EXPERT Gérard Apfeldorfer répond Gérard Apfeldorfer est psychiatre et psychothérapeute
Je comprends votre inquiétude concernant votre fille, qui verse dans l’anorexie. Elle est tout à fait légitime, puisque l’anorexie mentale est, parfois, mortelle, et presque toujours, débilitante.
Le problème est que, justement, les anorexiques n’ont pas conscience d’aller mal. Ils considèrent que leur façon de gérer leur problème est la moins mauvaise qui soit. Ils redoutent que des médecins, avec leur stratégie d’éléphants dans un magasin de porcelaine, ne viennent bousculer un bien fragile équilibre, ne les fasse passer de l’anorexie à la boulimie, d’à peu près mince (selon leurs critères) à super-gros (toujours selon leurs critères.
Lorsqu’il n’y a pas de risque vital immédiat, ce qui semble être le cas de votre fille, une démarche psychothérapique est fortement conseillée, mais celle-ci ne peut se faire que sur la base du volontariat. Ce n’est que lorsqu’une personne anorexique a perdu énormément de poids ou lorsque ce poids baisse très vite, et qu’il y a donc un risque pour sa vie, qu’on peut la contraindre à se soigner contre son gré, c'est-à-dire l’hospitaliser.
Pour motiver la personne souffrant d’anorexie à entamer une démarche psychothérapeutique, ses parents, parfois le médecin traitant, peuvent souligner les nuisances de sa maladie : problèmes de santé divers, fatigue, perte de force, difficultés de concentration, esprit détourné de tâches plus nobles (les études…) au profit des obsessions alimentaires et pondérales, absence de vie sentimentale et sexuelle. On peut lui rappeler à quel point on s’inquiète pour elle et le chagrin qu’elle cause à ses parents en refusant des soins qu’on juge nécessaires. Il s’agit certes là d’une forme de chantage sentimental (mais c’est pour la bonne cause…) auquel beaucoup d’anorexiques sont sensibles.
Il est préférable que cette psychothérapie se fasse avec un professionnel aguerri, connaissant bien les problèmes des anorexiques. | |
| Re:question posée sur le forum de psychologie.com | | Date: 2007/03/21 20:31 | By: Phil Hugos | Status: | | | |
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REPONSE D'EXPERT Gérard Apfeldorfer répond Gérard Apfeldorfer est psychiatre et psychothérapeute
.../... On peut lui rappeler à quel point on s’inquiète pour elle et le chagrin qu’elle cause à ses parents en refusant des soins qu’on juge nécessaires. Il s’agit certes là d’une forme de chantage sentimental (mais c’est pour la bonne cause…) auquel beaucoup d’anorexiques sont sensibles.
Il est préférable que cette psychothérapie se fasse avec un professionnel aguerri, connaissant bien les problèmes des anorexiques.
Tout à fait d'accord avec la dernière phrase, mais quand je vois un psychiatre (donc, une personne diplômée par l'état), avoir comme méthode psychothérapique d'utiliser le chantage affectif, alors que la base de l'anorexie, est un sentiment de culpabilité... Je trouve ça lamentable ! Le (la) malade a besoin d'amour inconditionnel, et de déterminer (avec l'aide d'un vrai psy) les informations présentes dans son cerveau, qui amènent au sentiment de culpabilité, afin de changer la valeur de certaines de ces informations (d'enlever ce poids de culpabilité, qui est cultivé en permanence par le (la) malade.) Rappelons au passage qu'un(e) anorexique est une victime, qui n'a pas décidé réellement et qui n'est pas responsable de son état, (les vrais coupables de crimes ne développent jamais de TCA)
Bonne continuation.
Ph. | |
| Re:question posée sur le forum de psychologie.com | | Date: 2007/03/22 05:18 | By: Cécile | Status: | | | |
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| Tout à fait d'accord ! Le chantage affectif ne servirait qu'à renforcer ce sentiment de culpabilité !! Et l'on ne sait que trop les dégâts que cela peut causer... Aussi bien côté enfant que parent ! Merci d'avoir relevé ce passage de l'article !!
Par contre, j'ai toujours du mal à avaler, comme toujours, les termes de "malade" et de "victime"... qui, selon moi, ne nous servent pas à sortir de ce cercle vicieux dans lequel on court le risque de tomber en nous victimisant... en nous collant l'étiquette de malade... Sauf si c'est pour faire allusion à la maladie d'amour... qui court en nous...
Amour inconditionnel, nous sommes à nouveau d'accord, après lequel on court donc... Jusqu'au jour où l'on apprend à moins en attendre de l'autre, tout simplement parce que l'on a accepté nos propres failles...
Mais c'est un long travail à réaliser sur soi, avec l'aide d'un "vrai" psy ou bien autrement d'ailleurs... Parce que, toujours d'après mon point de vue, et en revenant à l'étymologie du mot, psycho-logie signifie langage de l'âme, et si j'ai pu retrouver et redonner la parole à la mienne c'est plutôt grâce à la littérature, à l'écriture, la musique... tous ces modes d'expression qui sont venus prendre le relais, jusqu'à ce que celui qui consistait à utiliser ma façon de m'alimenter comme moyen d'exprimer ma douleur passe au second plan... | |
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