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http://cultureetloisirs.france2.fr/mode/actu/26101442-fr.php Des pays réagissent à l'anorexie des mannequins |  | Un mannequin trop maigre | Les fédérations de la mode de France, d'Italie, des USA et de Grande-Bretagne, sont prêtes à agir contre l'anorexie
Ces fédérations de la mode, réunies à Paris fin janvier, se sont dit prêtes à réfléchir aux problèmes que peut poser la maigreur excessive des mannequins tout en refusant l'idée de règles contraignantes.
"On n'a pas forcément le même point de vue mais on est assez proches les uns des autres. On est tous d'accord pour dire que ce n'est pas un problème de réglementation mais d'information", a dit à l'AFP le président de la fédération française de couture, Didier Grumbach. "On a décidé de se coordonner et d'aller dans le même sens", a souligné M. Grumbach, après une réunion des quatre fédérations à Paris -avec la Camera Nazionale della Moda (Italie), le Council of Fashion Designers (Etats-Unis) et le British Fashion Council (BFC, Grande-Bretagne).
L'anorexie "est un problème grave auquel on ne peut pas être insensible et suffisamment complexe pour qu'une réflexion soit menée collectivement sous l'égide du ministère de la Santé", souligne la Fédération française de la couture, estimant que "l'ensemble des acteurs concernés doit s'engager en matière d'information". Face au risque posé par l'anorexie, le ministre de la Santé Xavier Bertrand a demandé à un groupe d'experts, présidé par Marcel Rufo, de "proposer sous deux mois un cadre d'engagement collectif et volontaire portant sur la publicité, la mode et l'apparence du corps".
"Ce cadre traitera de l'éthique du mannequinat, des défilés de mode et de la publicité en matière de représentation du corps", précise Xavier Bertrand le 25 janvier dans une lettre au pédopsychiatre Marcel Rufo qui présidera le groupe de travail avec le sociologue Jean-Pierre Poulain.
"Il est important, au moment où les jeunes filles regardent les mannequins, de s'interroger sur le véritable impact de ces images sur le comportement", avait déclaré le 22 janvier le ministre en annonçant la mise en place de ce groupe. Le même jour démarraient à Paris les défilés haute couture pour le printemps-été 2007.
Le groupe élargira ses travaux à "la demande d'amaigrissement et aux phénomènes de stigmatisation, notamment des obèses". Il se penchera plus particulièrement sur le cas des "populations vulnérables spécifiques, comme les adolescents particulièrement touchés par l'anorexie et les troubles du comportement alimentaire", précise la lettre.
Le ministre souhaite que le groupe d'experts puisse proposer "avant fin 2007 une série de mesures concrètes et opérationnelles" qui seront présentées au comité de pilotage du Programme national nutrition santé.
Le groupe de travail réunira des experts scientifiques, des intellectuels, des acteurs des métiers de la mode, de la publicité, des annonceurs, du sport et des médias et des représentants de la société civile. |
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 | | Avis du professeur Philippe Jeammet (Sources: AFP) |  |  | La mode "n'a pas créé l'anorexie" mais peut "favoriser" le trouble en valorisant l'extrême minceur, met en garde le professeur Philippe Jeammet, qui dirige un des rares services spécialisés à Paris dans les troubles alimentaires de l'adolescent et du jeune adulte, à l'Institut mutualiste Montsouris.
Q - Y a-t-il une responsabilité des milieux de la mode dans l'anorexie? R - L'anorexie a existé indépendamment de la mode. Quand elle a été individualisée à la fin du 19e siècle ce n'était pas la mode "maigre". Ce n'est donc pas la mode qui crée l'anorexie, mais c'est l'ambiance générale qui peut la favoriser en valorisant ce mode d'expression. La mode, la danse, les gymnastes sont des milieux à risques. Chez les garçons ce sont les culturistes. Ce serait bien que ces milieux se montrent vigilants en disant: "Voilà on n'a pas besoin d'avoir des mannequins maigres, il suffit qu'elles soient belles, qu'elles soient minces, qu'elles soient normales. Mais on n'a pas besoin qu'elles descendent à une maigreur anormale". Et on connait les normes: c'est l'indice de masse corporelle (IMC, calculé en divisant le poids par la taille au carré). En dessous de 18, c'est problématique. Donc ne valorisons pas la minceur dans ses extrêmes.
Q - Y a-t-il une augmentation des cas d'anorexie? R - On s'accorde pour penser que depuis 50 ans il y a une montée de la fréquence de l'anorexie, surtout dans sa variante boulimique, avec des vomisssements pour maintenir le poids normal. On compte 1 garçon pour 10 filles anorexiques. L'incidence dans la population est de 1% environ pour l'anorexie, 3% pour la boulimie. Cela fait quand même en France 40.000 à 50.000 anorexiques, et 10% vont mourir sans le vouloir.
Q - Comment expliquer la mort de cette jeune mannequin de 18 ans? Ce n'est pas un suicide, ces jeunes anorexiques ne veulent pas mourir, je dirais même que l'anorexie est une lutte par rapport à leur doute sur elles-mêmes, leur manque de confiance en elles. Elles ont l'impression que par cette conduite, elles se rassurent sur leur pouvoir de modeler leur corps. Elles meurent des conséquences de leur anorexie, pas d'une volonté de mourir. Elles font comme cette jeune fille, elle font une infection dont elles ne se relèvent pas. |  |  |  |  |
 | | La France se mobilise avec un groupe de travail |  |  | Le Président de la Fédération française de la couture, du prêt-à-porter des couturiers et des créateurs de mode, Didier Grumbach, a considèré (en novembre 2006) que l’anorexie est un problème de société qui exige de l’information et non pas de la réglementation. Il ajoute que prendre des mesures à l’encontre d’une profession pour résoudre un phénomène mondial de santé publique est une réponse insuffisante à une question grave. La mode est le reflet des mouvements de société, elle n’en est pas la cause.
Il est important de rappeler que la profession de mannequin est, depuis les années 90, extrêmement réglementée en France, ce qui n’est pas le cas d’autres pays : - toutes les agences de mannequins doivent posséder, pour exercer, une licence délivrée par la Préfecture de leur département, - la France est soumise à une réglementation stricte à l’emploi des mineurs de moins de 16 ans, pour lesquels les agences doivent obtenir un agrément spécifique. Ces mineurs sont soumis à des visites médicales régulières.
C’est un problème grave auquel on ne peut pas être insensible, et suffisamment complexe pour qu’une réflexion soit menée collectivement sous l’égide du Ministère de la Santé. C’est l’ensemble des acteurs concernés qui doivent s’engager en matière d’information. La Fédération de la couture, la Camera Nazionale della Moda Italiana, le Council of Fashion Designers of America, le British Fashion Council, réunis le 24 janvier 2007, ont décidé de participer à cette réflexion, en liaison avec leurs pouvoirs publics respectifs. La Fédération française de la couture a répondu positivement à la proposition du Ministre, Monsieur Xavier Bertrand, de participer à un groupe de travail.
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 | | La Fashion Rio aborde le problème de l'anorexie |  |  | La Fashion Rio, premier événement de la saison de la mode au Brésil, a mis en lumière le problème de l'anorexie, après le décès à Sao Paulo du mannequin Ana Carolina Reston (21 ans) en novembre 2006 des suites de cette maladie.
Les responsables de la XIème édition de la Fashion Rio ont organisé en janvier un débat sur l'anorexie avec des médecins, des responsables d'agences de top-modèles et un ancien mannequin anorexique. "La société doit être alertée comme un tout. Les défilés ne sont qu'un reflet de la société. Si les mannequins sont maigres sur les podiums c'est qu'il existe un modèle dans la société qui demande aux femmes d'être de plus en plus maigres. A partir du moment où la société changera de modèle, les défilés suivront", a déclaré à l'AFP l'organisatrice du Fashion Rio, Eloysa Simao.
Pour les défilés, un certificat médical est exigé des mineures mais ce n'est pas une nouveauté. "Le certificat médical a toujours été obligatoire dans le Fashion Rio pour les moins de 18 ans. La seule différence cette année est que nous avons décidé de ne pas prendre les moins de 16 ans", a dit Mme Simao. Mais cette mesure découle d'une nouvelle loi qui veut "que les moins de 16 ans ne travaillent que comme apprentis dans tous les domaines, chose impossible pour les mannequins", souligne Mme Simao.
Juste après le décès d'Ana Carolina, elle avait dit qu'au Fashion Rio on refuserait les mannequins squelettiques. Aujourd'hui, elle affirme que "maigreur n'a jamais été synonyme de maladie ni d'anorexie". Joana de Vilhena Novaes, psychiatre et auteur du livre "L'intolérable poids de la laideur" avertit que "la graisse est devenue une véritable phobie sociale". Il faut discuter non seulement de la mode "mais aussi de la réglementation des médicaments pour maigrir, de l'industrie des académies de gymnastique, de toute l'industrie du bien-être". La société devrait, selon elle, s'interroger sur les causes de ces troubles alimentaires chez les jeunes.
Luisa Pontes a connu ce problème et apporté son témoignage. Mannequin à 15 ans, elle est devenue anorexique par peur de ne plus pouvoir continuer son métier. "J'en connais beaucoup qui ont eu ce problème, parce que toute jeune fille qui rêve de devenir top-modèle -et ce n'est pas rare dans notre société, si on lui dit qu'elle est belle à 46 kilos elle va le croire... Il y a une part de responsabilité des médias et du monde de la mode", dit Luisa Pontes, aujourd'hui guérie. |  |  |  |  |
 | | L'Italie signe un code éthique |  |  | Le gouvernement italien a signé avec la Fédération de la mode et les stylistes un "code éthique" contre l'anorexie. Il vise à s'attaquer au problème des mannequins trop maigres. Le code qui "s'engage à protéger la santé des modèles qui participent aux défilés, fait la promotion d'"un mode de vie saine", a souligné la ministre de la Santé Livia Turco fin décembre.
Selon le document signé par le ministère italien de la jeunesse et des sports, la chambre nationale de la mode et l'association professionnelle Alta Roma, le défilés de mode de Milan et Rome devraient même avoir plus fréquemment recours aux mannequins aux mensurations généreuses (de taille 46 et 48 selon la grille italienne, correspondant aux 42 et 44 françaises).
Le texte prévoit l'interdiction des défilés aux jeunes filles de moins de 16 ans.
Un contrôle médical sera imposé aux mannequins pour s'assurer que leur indice de masse corporelle n'est pas inférieur à 18 (correspondant à une fille mesurant 1,72 m et pesant 53 kilos), seuil jugé dangereux par la médecine. Toute jeune fille en-dessous de cette limite ne pourra pas défiler.
Les couturiers devront également proposer leurs collections dans des tailles allant jusqu'au 46 et 48. Selon le quotidien La Stampa, 60% des femmes italiennes s'habillent en taille 40 et plus.
L'idée de Giovanna Melandri est non seulement de "revaloriser un modèle de beauté sain et généreux", mais aussi de réhabiliter une certaine "beauté méditerranéenne", même s'il ne faut pas s'attendre à voir défiler "des Sofia Loren", a-t-elle souligné.
La convention italienne n'a pas de valeur contraignante, mais les signataires s'engagent à prévoir dans leurs règlements internes "les mesures permettant de garantir le respect des principes exprimés dans ce manifeste". Elle prévoit aussi le soutien des professionnels à des campagnes de communication "modifiant positivement les modèles esthétiques inspirateurs de la formation de l'identité et des comportements sociaux".
Les nouvelles règles seront appliquées lors des défilés de prêt-à-porter de Rome du 27 au 30 janvier et de Milan du 17 au 25 février. Et en janvier, la Fashion Week de Sao Paulo doit lancer une campagne d'information sur l'anorexie. |  |  |  |  |
 | | Les USA adoptent des réglementations |  |  | Les créateurs de mode américains ont redit début février leur volonté de lutter contre la maigreur maladive des mannequins, sans toutefois édicter des règles, une position qui ne fait pas l'unanimité aux Etats-Unis où certains appellent à des mesures d'interdiction.
Sous les tentes de la semaine des défilés de New York, le top model Natalia Vodianova, image des campagnes Calvin Klein et star des podiums, est venue raconter son enfance dans une famille pauvre de Russie, où manger était une nécessité, puis son arrivée dans le milieu de la mode et la montée croissante des troubles alimentaires et des doutes sur son image. "En 2002, j'ai commencé à défiler et j'ai senti la pression du secteur. Après la naissance de mon fils, je pesais encore moins qu'avant ma grossesse. je perdais mes cheveux, j'étais nerveuse, hypersensible et je ne m'en rendais pas compte! Il a fallu qu'un ami docteur me mette devant la réalité!" "Comment, adolescentes, savoir ce qui est bien pour nous? Je vois chez certaines combien il est difficile de maintenir l'estime de soi", poursuit-elle, se félicitant des premières recommandations émises aux Etats-Unis.
L'assemblée était réunie par le Conseil des créateurs de mode d'Amérique (CFDA), qui vient d'émettre des recommandations alors que le débat sur la maigreur excessive des mannequins, et l'influence de ces images sur les jeunes, touche toutes les capitales de la mode. "Notre métier est de créer des images qui font rêver et il est important de promouvoir la santé comme faisant partie de la beauté", a insisté la présidente du CFDA, Diane von Furstenberg.
Le CFDA compte organiser dès mars des séminaires pour informer les professionnels sur ces troubles. L'organisme suggère aussi d'interdire de défilés les moins de 16 ans et de s'interroger sur le choix de mannequins montrant des signes préoccupants. Mais pas question de réguler: "Il doit y avoir des recommandations, pas d'obligations". "Le problème va au-delà du seul poids ou de l'indice de masse corporelle", objecte Joy Bauer, nutritionniste, consultée par le CFDA. "Il y a la génétique, l'âge. Certaines peuvent avoir un faible indice et être en bonne santé. Et en plus cela peut accentuer l'anxiété et créer plus de problèmes, inciter à entreprendre des tactiques pour manipuler" la balance. Du côté des créateurs, Donna Karan estime qu'il revient aux agences de mannequins de prendre soin de leurs protégées: "ce sont un peu leurs mères!" "Il faut informer", estime la créatrice Tory Burch, qui croit cependant qu'"il sera difficile d'imposer, aux Etats-Unis, où la liberté de choix compte tant".
Dans la salle, certains grognent. Un représentant de l'Académie pour les troubles alimentaires insiste: pourquoi ne pas imposer un contrôle médical annuel à toutes? Lynn Grefe, présidente de l'Association nationale sur les troubles alimentaires (Neda), se dit déçue: "Je ne comprends pas pourquoi ils sont opposés à des contrôles physiques". "Faire juste des suggestions est un pansement sur une blessure bien plus vaste", estime son organisation. "Notre souci est, qui va suivre ces recommandations? Quelles sont les prochaines étapes?"
Le CFDA insiste: c'est "un premier pas". A New York, le sujet n'est en tout cas pas clos. Une conseillère municipale démocrate, Gale Brewer, vient de présenter un projet de résolution visant à imposer une régulation sur l'âge et le poids des mannequins. Un parlementaire, Jose Rivera, veut pour sa part créer un conseil consultatif au niveau de l'Etat chargé de fixer des normes dans l'emploi de mannequins et acteurs mineurs. Les créateurs de mode américain ont adopté le 12 janvier 2007 des recommandations pour répondre au problème des mannequins trop maigres mais se sont abstenus de les proscrire des défilés.
L'association des couturiers américains, le Conseil des créateurs de mode d'Amérique, qui a été à l'origine de la création Fashion Week de New York, l'un des grands rendez-vous de la mode dans le monde, a indiqué qu'elle ne suivrait pas les règles éthiques de certaines instances professionnelles européennes qui ont exigé des indices de masse corporelle minimums de la part des mannequins.
Les recommandations de la CFDA portent sur l'éducation et la prise de conscience et non pas sur des réglementations", a indiqué l'association des couturiers.
Plutôt que d'interdire les défilés aux modèles squelettiques, l'association recommande que la profession apprenne à reconnaître les premiers signes des troubles alimentaires et suggère que les mannequins qui connaissent de tels problèmes cherchent à consulter avant de continuer à défiler. Les recommandations pratiques évoquent la mise en place d'ateliers d'éducation sur la nature des troubles alimentaires, l'établissement de poses régulières avec des repas sains et la diffusion d'information auprès des mannequins sur les méfaits de la cigarette et de l'alcool.
Les recommandations ont été élaborées par un comité du CFDA comprenant notamment la créatrice Diane von Furstenberg, le président de l'association, un nutritionniste, un psychiatre et une personnalité des relations publiques dans la mode. La directrice du magazine Vogue, Anna Wintour et un représentant de la grande agence de mannequins DNA ont aussi participé aux discussions. |
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 | | La mort du mannequin brésilien d'Ana Carolina |  |  | Il faudra, en novembre 2006, le décès médiatisé d'Ana Carolina Reston (21 ans) pour provoquer une prise de conscience. "Je demande à toutes les mères de s'occuper de leurs filles et de ne pas commettre la même erreur que moi parce que la perte est irréparable. Elle me demandait de ne pas la forcer à manger et je ne la forçais pas", a déclaré Miriam Reston, 58 ans. "J'espère que l'histoire d'Ana Carolina servira de leçon" aux adolescentes, a-t-elle dit en larmes à la TV Globo, en ajoutant que "tout l'argent du monde ne paiera jamais la vie d'un enfant".
Mme Reston espère une prise de conscience de la part des agences de mannequins qui ont employé sa fille. "Que chaque agence ayant employé ma fille se demande en son âme et conscience ce qu'elle aurait pu faire de plus pour elle", a-t-elle dit.
Mesurant 1m74 et pesant 40 kilos, Ana Carolina, mannequin depuis l'âge de 13 ans, avait été hospitalisée trois semaines auparavant pour une infection urinaire, qui a dégénéré en insuffisance rénale, puis en infection généralisée.
Le 30 avril dernier, alors qu'elle pesait encore 46 kilos, elle avait elle-même reconnu son obsession pour la maigreur dans un entretien avec la revue Hora: "Parfois, je me trouve grosse. J'ai une image de moi déformée".
La directrice de l'agence de mannequins l'Equipe a indiqué qu'Ana Carolina avait participé au catalogue du styliste italien Giorgio Armani au Japon mais avait dû rentrer au Brésil car elle était trop maigre et fatiguée. Ana Carolina, qui avait aussi travaillé au Mexique et en Chine, ne s'alimentait dernièrement que de pommes et de tomates et refusait de voir un psychiatre.
A Rio, le prochain grand défilé de mode, "Fashion Rio", refusera en janvier 2007 les tops-modèles squelettiques. "Ce ne sera pas une restriction officielle, comme à Madrid, mais on donnera la préférence aux moins maigres", a déclaré Eloysa Simao, directrice du Fashion Rio.
Des éditeurs de revues de mode ont récemment décidé à Londres de ne plus publier de photos de mannequins squelettiques.
La styliste brésilienne Lenny Niemeyer estime d'ailleurs que la maigreur excessive est de moins en moins à la mode : "On ne veut plus de top-modèles ayant l'air d'être en mauvaise santé".
Le mannequin Velvet d'Amour, 130 kilos, devenue le symbole anti-maigreur sur les passerelles internationales depuis que Jean-Paul Gaultier l'a fait défiler en octobre 2006 lors de la semaine de la mode parisienne s'est dit "choquée" de la mort du modèle brésilien. "Je pense que toute l'indignation autour de la mort d'Ana Carolina peut mobiliser les gens pour ouvrir une ère nouvelle", a-t-elle dit au quotidien O Dia. Velvet d'Amour, qui a déjà pesé 54 kilos, raconte que son agence la "trouvait encore trop grosse". "Pour atteindre une maigreur absurde, j'ai commencé à manger de la gélatine liquide chaude. J'ai vu que j'étais en train de mourir et que j'étais malheureuse, alors j'ai cherché un autre modèle". |  |  |
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