Bonjour, J'apprécie beaucoup G. CARLIER pour son humour et son courage. En surfant sur le web à la recherche d'informations concernant son livre, j'ai découvert votre site (le hasard parfois!!). Pas mal le logo, félicitations. Je pense que l'évocation de la spiritualité est souvent associée à la mort, du moins telle que nous l'enseigne la religion, quelle qu'elle qu'elle soit. C'est regrettable, car non pratiquant, je crois à un éveil spirituel à tout age de la vie. Cet eveil peut ètre déclenché par tout épisode vécu, que ce soit un évènement, une rencontre, un écrit ou une manifestation artistique. Quelques lignes ne suffiraient pas à développer un tel sujet, mais étant un incorrigible optimiste, je préfère envisager la recherche spirituelle comme une voie de vie et d'enrichissement plutot qu'une approche "morbide". Peut ètre, vous ai-je ouvert une nouvelle "piste" (ou voie) de réflexion? En tout cas, bravo et bon courage.
Lecture uniquement pour les non-membres.
Re:la recherche spirituelle
Date: 2007/02/28 00:55
By: MARIE CHRISTINE
Status:
Merci Patrick d'être venu sur notre forum et avoir donné votre opinion.
Pour certains d'entre nous , la voie spirituelle a en effet été un super moyen de s'en sortir ou tout au moins aller mieux. C'est notamment le cas de ma propre fille qui commence à s'en sortir grâce à sa conversion au judaisme ....religion qui nous était inconnue.
Pour d'autres c'est le travail de psychiatres très compétents, je veux croire qu'il y en a.
Qu'importe le moyen ? Ce qui nous intéresse c'est de sortir les personnes qui souffrent de TCA de leur enfermement et de leur redonner le goût de la vie et de la lumière !!!
Je suis tout à fait ouverte à la spiritualité mais je respecte le choix de chacun.
Je suis heureuse que vous nous ayez trouvés en partant du livre de Guy Carlier , cet homme a été très généreux en acceptant que nous portions le nom de son livre et je suis touchée que l'association soit du coup liée en quelque sorte à l'homme.
merci pour le logo le mérite en revient à la société Philéas qui nous a offert ce site.
merci aussi pour vos encouragements.
Marie Christine
Lecture uniquement pour les non-membres.
Re:la recherche spirituelle
Date: 2007/03/01 01:43
By: sylvie
Status:
ma fille discute une fois par semaine avec une religieuse , elle trouve que parler avec elle lui apporte beaucoup ,que les écritures sont pleines de pistes de réflexion , elle pratique aussi avec constance le yoga , suit une psychothérapie ,alors que son père et moi nous faisons aider par un psychiatre pour mieux comprendre ce qui se passe , ce que ses maux veulent nous dire .Elle cherche des réponses partout .
une fois de plus je trouve qu'elle a de la chance car cette religieuse a déjà rencontré une jeune fille ayant des problèmes de tca et vécu avec elle une expérience où il lui semblait que la jeune fille cherchait un refuge et était prète à aller trop loin ,dans son attachement et dans la spiritualité , j'ai trouvé qu'un tel discours venant de cette femme était rassurant.Le jour où elle lui expliquait qu'elle essayait de tenir pour que ses crises "s'espacent",elle lui a dit quelque chose du gennre:"si plutôt qu'essayer de tenir tu essayais de t'aimer chaque jour?" et bien ça semble marcher!
la quête de réponses peut prendre plein de chemins , mais il faut être vigilant car lorsque l'on est fragile on peut se faire piéger par des doctrines excessives , voir des sectes ou des charlatans,des marchands de bonheur! certainement parce qu'elle était prète à l'entendre à cet instant venant de cette personne
je suis convaincu que sans les multiples aides dont nous avons bénéficié , psychologues , psychiatres , groupe de parole , et toutes les personnes qui nous ont accompagnées un temps plus ou moins long ,notre fille n'aurait pas réussi à se tirer aussi bien de ce mauvais pas , le chemin vers la guérison n'est pas fini mais nous n'avons plus peur grace à tout ça
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Re:la recherche spirituelle
Date: 2007/03/02 03:19
By: Solange
Status:
La vie est succession de deuils qu'il est préférable de faire., elle peut être d'ordre affectif, professionnel, subjectif ... c'est douloureux mais essentiel pour une évolution et une affirmation de soi.
Le deuil est une des épreuves de la vie qui occasionne des souffrances morales, physiques, mais comme je dis souvent, accordons nous du temps, un jour à la fois chaque jour suffit sa peine.
J'ai pour ma part une recherche oui, mais pas nécessairement spirituelle, je vais plus vers l'acceptation et la compréhension des faits, je me dis qu'il n'y a pas de hasard et cherche à comprendre le pourquoi du comment, j'évolue doucement mais sûrement à ma façon.
Lecture uniquement pour les non-membres.
les étapes du deuil
Date: 2007/05/12 06:17
By: administrateur
Status:
trop souvent on prescrit des antidépresseurs ou des régulateurs d'humeur aux personnes qui souffrent de la perte d'un être cher pour leur éviter la souffrance, alors qu'elles ont besoin, au contraire, de vivre leurs émotions. Tout est fait dans notre société pour cacher la mort Pleurer lors des funérailles est libérateur, garder ces pleurs en soi est un moyen de ne pas faire "son deuil"
La réaction de deuil n'est pas réservé aux décés. Vécue avec une intensité variable, fonction de son importance, elle est consécutive à toute perte: une séparation, mais aussi un déménagement, un départ en retraite, un changement de travail, un espoir déçu, une attente frustrée..............
Vous perdez un objet auquel vous tenez, un bijou,,un papier important, ou une personne qui vous est chère..... Voici les étapes que probablement vous traverserez:
1-"Non, je ne l'ai pas perdu.J'ai dû l'oublier quelque part, je vais le retrouver." "Non, il n'est pas mort, ce n'est pas possible !" La première étape est celle du dénie. La réalité est encore impossible à envisager. La personne se protège d'un afflux d'émotions trop important. Elle ne veut pas vivre ça, elle ne veut pas voir, pas entendre, pas comprendre.
2-"Eh zut !" La colère monte. "C'est injuste, je ne veux pas qu'il soit mort, pourquoi est-il parti ? Les médecins sont des incapables, le service dans lequel il était est lamentable ! Pourquoi m'a-t-il abandonné ? Il n'avait pas le droit ." Vous protestez devant l'inéluctable . Vous accusez tous azimuts....ou retournez votre colère contre vous en remuant votre culpabilité , "j'aurais dû, si j'avais su..." Quand un lien se rompt, nous recherchons à le rétablir . " Je ne veux pas qu'il parte, je ne veux pas le quitter ."
3- " Pitié mon Dieu , rendez-moi ma photoi, faites que je l'ai oubliée dans un tiroir !" Vous vous mettez à marchander . Même si vous n'êtes pas croyant , vous faites des promesses : Dorénavant je serai attentif. " Pour peu que la perte ait eu lieu alors que vous faisiez quelque chose d'inhabituel ou même de défendu : "Je ne le ferai plus." Tout juste si vous ne seriez pas prêts à mettre un cierge à saint Christophe. La réalité est décidément trop difficile à tolérer, peut-être la perte n'est-elle pas inéluctable. Tout doit être tenté . " Si j'avais... ce ne serait pas arrivé, prenez ma vie plutôt que la sienne."
4- " Je ne le verrai plus . C'est fini ." Vous êtes triste , vous pleurez . On doit se faire une raison, la colère ne le fera pas revenir. C'est la phase de dépression. Plus rien n'a d'intérêt . On est battu . L'énergie, qu'on tentait hier encore de maintenir dans la colère ou le marchandage , n'est plus là .
5- C'est terminé . Vous le déplorez, mais vous l'acceptez . Vous êtes prêts à tourner la page, à investir de nouveaux liens . Vous avez fait le deuil.
Ces étapes, mises en évidence par le docteur Elisabeth Kübler Ross, ce sont celles que devrait parcourir toute personne qui s'approche de sa mort, la famille qui l'accompagne .
Tout deuil non résolu engendre des blocages émtionnels .Quand il nous arrive quelque chose de trop horrible, un viol, un attentat, une trahison de nos parents, nous voudrions que cela n'affecte pas notre vie. " Je ne veux pas sentir, je ne veux plus y penser." Mais alors nous consacrons une bonne part de notre énergie à maintenir refoulés dans l'inconscient nos affects.
d'aprés "l'intelligence du coeur; Isabelle Filliozat "