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Le Forum de Coeur au Ventre  


4 exercices pour faire la paix avec vos aliments t
Date: 2007/04/30 05:15 By: administrateur Status:  
 
cet article peut aider à trouver une méthode pour trouver un peu de paix face à certains aliments

Extrait de psychologies hors série, retrouver le plaisir de manger

Par Flavia Mazelin Salvi avec la collaboration du psychiatre Gérard Apfeldorfer



4 EXERCICES POUR FAIRE LA PAIX AVEC VOS ALIMENTS TABOUS



La liste des aliments tabous s’allonge en même temps que les régimes miracles censés vous protéger des assauts des lipides et des glucides. Mais que l’on ne s’y méprenne pas, ces aliments ne concernent pas uniquement les forcenés de la restriction alimentaire. Ils sont aussi au menu des « bons vivants », c'est-à-dire de ceux qui n’essaient pas de se modérer car ils s’en sentent incapables. Sont donc tabous tous les aliments auxquels on s’interdit de toucher en temps ordinaire, mais que l’on dévore lorsqu’on « craque ». C’est un cercle vicieux : plus les interdits sont puissants, plus les dérapages sont dévastateurs. C’est pourquoi il est essentiel de comprendre qu’aucun aliment n’est en soi grossissant, mais tout dépend de la relation que nous entretenons avec lui.
Le but des exercices que nous vous proposons est donc de rétablir un équilibre, en apprenant à banaliser les aliments que l’on s’interdit de manger et à modérer la consommation de ceux qui font l’objet d’une attirance irrépressible.
Ces exercices du docteur Gérard Apfeldofer sont pratiqués en thérapie. Ils demandent de la persévérance et des efforts, comme tout travail en profondeur sur soi. Aussi, ne vous découragez pas s’ils vous paraissent hors de votre portée. Il faut du temps pour manger avec sérénité, délesté de sa culpabilité et de sa peur du manque.


1 .CLASSER VOS ALIMENTS EN QUATRE CATEGORIES

.Vos aliments tabous absolus
Ce sont les aliments avec lesquels vous appliquez la règle du « tout ou rien ». Soit vous n’y touchez pas, soi vous les consommez en grande quantité lors de « crises boulimiques ». Vous vous épuisez à les tenir éloignés de vous, à ne pas y penser. Bref ils vous obsèdent.


.Vos aliments tabous partiels
Dans certaines circonstances, vous vous autorisez à manger ces aliments en quantité raisonnable. Mais, à d’autres moments, vous « craquez » et les consommez en excès. Ces aliments jouent parfois le rôle de déclencheur : en les consommant, ils ouvrent une brèche dans vos défenses et vous enchaînez en mangeant des aliments « tabous absolus ». Ce qui explique votre méfiance à l’égard de ces tabous partiels. Un exemple d’enchaînement : un fruit (tabou partiel ),puis deux ( ce n’est pas si grave), puis du chocolat (tabou absolu)……..


.Vos aliments obligatoires
Dans vos croyances alimentaires, ils occupent le rôle du « c’est bon pour ma santé » ou « c’est bon pour ma ligne ». Si vous n’en consommez pas, vous vous sentez coupable. Exemples : les légumes verts cuits à l’eau ou à la vapeur ou les viandes blanches.
Mais cette croyance comporte un effet pervers : la consommation d’aliments tabous entraîne la plus part du temps la surconsommation d’aliment obligatoires. »Je dois m’infliger du colin vapeur au dîner puisque j’ai mangé deux pains au chocolat au goûter ! » A moins que l’on ne décide de se serrer la ceinture et de ne rien manger du tout pour réparer l’excès. On saute alors le repas du soir et on récolte une double ration de culpabilité !


.Vos aliments neutres
Ces aliments ne vous posent pas de problème particulier, ils ne sont pour vous ni tabous ni obligatoires. Vous les consommez avec modération et, pour tomber dans l’excès, il faudrait que vous n’ayez vraiment rien d’autre à vous mettre sous la dent. Il peut s’agir de certains fruits ou légumes, de certains laitages ou de certaines viandes.


2 .INTEGREZ UN ALIMENT TABOU DANS VOTRE ALIMENTATION QUOTIDIENNE

Sélectionnez un aliment tabou partiel
De préférence un aliment que vous avez du mal à manger avec modération mais qui vous paraît le moins dangereux(un morceau de fromage plutôt qu’une mousse au chocolat ), et qui peut se consommer au cours d’un repas.

Remplacer, totalement ou partiellement, un aliment obligatoire ou neutre par cet aliment
Exemple : vous remplacez votre fromage blanc ou la moitié de vos haricots verts vapeur par un morceau de camembert. L’objectif : banaliser l’aliment tabou et désacraliser l’aliment obligatoire.

Préparez-en à l’avance une petite portion
C’est-à-dire nettement plus petite que la normale ( la moitié ou le tiers d’une portion courante). Exemple : une moitié de portion de camembert + une demi tranche de pain, dans une petite assiette posée sur la table au début du repas.

Consommez –le en fin de repas
Ce timing est important car, en fin de collation, on a moins faim, et le risques de perte de contrôle sont moindres. Consommez votre aliment tabou tous les jours et n’en changez que lorsque la sensation d’angoisse ou de culpabilité aura disparu. Dégustez votre aliment à petites bouchées, que vous garderez en bouche longtemps afin de vous imprégner de son goût, de repérer sa texture, de percevoir ses arômes. Centrez-vous sur vos sensations gustatives : cela est-il aussi bon que prévu ? Le plaisir se maintien-il au fur et à mesure des bouchées ? Cela signifiera que cet aliment s’est banalisé.

Passez à un nouvel aliment tabou.
Par exemple, deux biscuits, chocolatés à déguster en fin de repas(ils seront posés sur la table au début du repas), qui pourront être remplacés ensuite par un morceau de chocolat.


3.JETEZ UN ALIMENT TABOU

Jetez volontairement de la nourriture est un geste radical, violent, qui peut choquer-la moitié de la planète ne souffre-t-elle pas de la faim ?-mais, dans cet exercice jeter n’est pas gaspiller avec désinvolture. Il s’agit de faire l’expérience consciente de la perte. Car apprendre à jeter dans un premier temps, c’est apprendre à consommer ensuite de manière juste et modérée.Si je garde la moitié de mon croissant dans mon sac, je sais que je pourrais le consommer, je reste lié à lui, donc j’en suis dépendante. Notre peur nous conduit à stocker, à trop consommer par crainte d’une futur pénurie (exemple, celle due à l’instauration d’un régime), s’en affranchir implique prendre le risque du manque.

Sélectionner un aliment tabou
Vous pouvez choisir des aliments que vous auriez fini par jeter plus tard (reste de plats cuisinés, fruits défraîchis, la dernière part du camembert…). Choisir un aliment qui occasionnera que peu de regrets rend la tache plus facile.

Choisissez le bon moment
En fin de repas, le geste est évidemment plus aisé que lorsque l’on est affamé.

Jetez-le vraiment !
C’est-à-dire de manière à ce qu’il soit irrécupérable. Pas question de jeter une barre chocolatée emballée dans une corbeille à papier ! Ni vous ni personne (ni même votre chien) ne doit pouvoir le récupérer. Il faut qu’il soit irrémédiablement perdu, pour tout le monde.

Recueillez-vous
L’expression vous parait excessive ? Peut-être, mais chaque perte réveille en nous des émotions intenses sur lesquelles il est nécessaire de s’arrêter un instant pour mieux comprendre notre relation à la nourriture. Soulagement, culpabilité, regret, colère, fierté, angoisse ? Que ressentez-vous au juste ?

Jetez le même aliment tous les jours….
…ou des aliments équivalents pour vous symboliquement. Jetez, jusqu’à ce que l’émotion négative associée à ce geste s’émousse et disparaisse.

Passez à l’aliment tabou absolu
De quoi s’agit-il pour vous : de la charcuterie, du chocolat, du pain ? Poursuivez l’exercice jusqu’à ce que le pain au chocolat sombre dans la poubelle de votre immeuble, sans que cela vous fasse frémir d’horreur !

4 .MANGEZ UN PEU ET JETTEZ LE RESTE


Sélectionnez un aliment tabou
Commencez par les aliments modérément tabous et choisissez plutôt un moment où vous n’êtes pas trop affamé.

Séparez-le en deux parts inégales
Vous l’avez devinez, vous mangerez la plus petite part et jetterez l’autre. Le bon timing : commencez par jetez(on a dit : jeter vraiment !)la plus grosse part pour ne pas être tenté, observez un moment de recueillement.

Prenez le temps de déguster
Concentrez vous sur les arômes, la texture, le goût. Savourez vraiment cet aliment.

Tous les jours, mangez votre (petite) portion d’aliment tabou et jetez le reste
Peu à peu, le sentiment de perte devient moins frustrante et plus savoureuse, votre sentiment de culpabilité d’avoir jeté s’estompe. Consolez vous, vous en aurez à nouveau une petite portion demain

que risque t on à essayer? bon courage
Lecture uniquement pour les non-membres.