| Stage chez Isabelle Filliozat par Sylvie |
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Stage Isabelle Filliozat, la grammaire des émotions Le but est de partir des émotions pour se comprendre, mieux communiquer et comprendre l'autre.
D'abord : 1- il s'agissait de différencier et définir : sensations, émotions, sentiments, humeurs, tempéraments : quand on vit une émotion, il faut qu'après, la tension on l'évacue. Exemple : pleurer après avoir eu peur, en plus dans les larmes on retrouve par exemple l'adrénaline ou les substances émises lors des émotions, on a le droit de crier aussi. La non évacuation des émotions entraîne les symptômes et /ou la violence 2- comprendre que les émotions sont des outils pour s'adapter à l'environnement, elles nous guident dans nos choix, préparent l'organisme aux situations ou le réparent si besoin
Si l'émotion n'apparaît pas de façon appropriée, si elle est démesurée, c'est qu'il y a un ou des sentiments parasites. Exemple : si je suis désespérée par ce que j'ai perdu mes clés, ça me ramène à autre chose, si j'ai peur parce que j'ai perdu quelqu'un, que je suis triste parce que je subis une injustice, il y a autre chose. Ces sentiments parasites se sont : - des élastiques, qui me ramènent à quelque chose d'autre, la réaction est appropriée mais démesurée - des collections de timbres, on devient furieuse parce qu'il n'a pas fermé le tube de dentifrice, il part sans dire un mot parce qu'on lui ressert du choux,là aussi la réaction est appropriée mais démesurée. - des projections sur quelqu'un sur qui je projette mon émotion. Exemple : j'ai peur, je me dis : « tiens elle a peur, ou elle me fait peur ». je peux émettre un jugement comme dire comme l'enfant :"tu es méchant " au lieu de :" je suis en colère" quand j'émets un jugement il y a toujours un ressenti derrière, une projection - projection sur un objet : ce sont les phobies : *simples : il y a un élastique qui nous ramène à une autre situation (j'ai été coincée dans un ascenseur) * complexes : il y a un élastique + une substitution + une projection sur l'objetExemple : j'ai appris cette mauvaise nouvelle qui m'a mise en colère dans le bus où je me suis sentie oppressée, du coup je ne peux plus monter dans un bus - la contagion : on est avec quelqu'un ou un groupe qui est triste , joyeux , à peur..on ressent la même chose parfois c'est dans la famille - la transmission transgénérationnelle Bon, il va falloir utiliser tout ça ! 3 -voir comment on se construit : On vit tous des frustrations, des injustices, des blessures… (Tous) normalement on doit ressentir de la..............colère ! Pour la majorité, on n'a pas eu le droit d'exprimer notre colère (plutôt que tu es méchante, je suis en colère, la petite fille en colère car son frère lui a pris sa poupée se fait gronder par maman, si elle pleure, donc exprime de la tristesse, la maman vient et gronde le grand frère). Pareil pour les frustrations, les injustices, les blessures… Ils me disent que c'est pour mon bien ! Hou la la ! Qu'est ce que je fais moi ? En plus il y a le devoir de gratitude ! Alors je suis coincée… Du coup j'oublie. On peut : * oublier les émotions et pas les faits (j'étais enfermée dans le placard et je l'acceptais) * oublier les faits mais pas les émotions (j'ai peur et je ne sais pas pourquoi) et je me reconstruis une enfance en l'idéalisant et / ou en idéalisant les parents (l'idéalisation qui protège, c'est aussi dire ils sont trop fermés, trop fragiles, trop puissants, c'est une distorsion de la réalité et elle existe dès qu'on est impuissant, soumis, on doit idéaliser l'oppresseur en lui "donnant" une force qu'il n'a pas, comme dans les camps, mais l'enfant est toujours en situation d'impuissance... Plus il y a de douleurs, plus il y a idéalisation. Pour guérir il faut refaire le chemin à l'envers - reconnaître que mes symptômes ne sont pas mon identité mais le fruit de mon histoire Mais pour remonter vers l'histoire il faut : - Sauter la barrière de l'idéalisation ! - Se reconnaître le droit de dénoncer les erreurs de ses parents - Les accepter en tant qu'êtres humains Aidés par la colère, les souvenirs reviennent. On efface la gratitude, on est en colère (« ça m'a fait mal »), il y a la rage, la peur, la terreur, la tristesse, la douleur, le dégoût… C'est pour ça que dans une thérapie, il y a un moment où l’on souffre, on sent ce qu'on ne voulait pas sentir… Pour être moi, j'ai besoin de savoir à quel point j'ai eu mal… Mais on revit tout ça avec son cerveau d'adulte, sachant qu'on est encore vivant et dès qu'on ose avoir mal ça dure le temps de vivre une émotion simple (30mn ). Chaque colère donne accès à une réalité. Bon c'est pas mal ! On a fait de la pratique aussi : exprimer sa colère à une maman si gentille et courageuse qui était malade et qui est morte ! Ben je ne l'avais jamais fait et pourtant c'était injuste, frustrant : Pourquoi elle m'a laissée tomber ? Elle était toujours courageuse, alors je pleurais en cachette. Pourquoi elle ne m'a pas prise dans ses bras en me disant combien elle était triste et qu'on avait le droit de pleurer ? Et puis elle savait qu'elle allait mourir, alors pourquoi elle ne m'a pas laisser des traces des indices des mots pour que je sache qui elle était, quoi faire ! Et toutes les fois dans ma vie où j'avais besoin d'elle ! La colère est bien sortie ! C'était la première fois, on pouvait faire ou pas, j'y suis allée en me disant que je voulais jouer le jeu, alors j'ai écrit une lettre où je disais je t'en veux de........ Parce que j'aurais eu besoin de....... Et puis après cette lettre j'y ai mis ma colère, au début mal dans la poitrine, après ce point dans le haut du dos que je connais bien et puis... plus rien, la sérénité ! Après j'ai écris une lettre à la petite Sylvie et j'ai compris à quel point elle était aussi terrorisée, et dans une séance de relaxation nous sommes allés rejoindre la petite fille qui était en nous, et en lui montrant ma vie je lui ai montré que toutes ces peurs je les ai affrontées… Bon, hé bien c'était pas fini le stage, car le but c'est aussi d'écouter, voire aider les autres…Problème : comment se comprendre on est si différents ? Déjà, quand un autre exprime son émotion devant moi, j'y vois une libération pour lui et j'accueille cette émotion en lui laissant le droit de l'exprimer. Si je peux le faire, c'est vraisemblablement que c'est une vraie émotion appropriée à la situation. Si je me sens démunie ou que j'ai peur, c'est qu'il y a un ou des sentiments parasite(s). Exemple : ma copine n'est pas furieuse parce que j'ai 10 mn de retard. J'ai intérêt à mettre mon armure avec plumes de canard pour laisser glisser tout ça (si le patron est en colère parce qu'il a mal... dormi j'y peux rien moi !)… Pour les sentiments parasites voir plus haut !! Le problème est qu'on décode les messages des autres avec notre culture, ce que l'on est. On parle toujours de soi. Si le problème vient de l'autre, il faut transformer le « tu » en « je ». Si il m'agresse, c'est qu'il est blessé : « t'es con »" veut souvent dire « je ne te comprends pas ». Il faut essayer de reformuler ce que l'autre exprime sans porter de jugement (exos à l'appui c'est dur !). Et puis il y a la manière d'exprimer sa colère... Et oui ! Alors, accroches toi, ça en vaut la peine ! alors là
1 j’énonce les faits précis : quand j'étends toute seule les chaussettes (je suis toujours la boniche, mauvais) 2 j’exprime mon émotion, mon ressenti : je me sens énervée (tu me prends pour une conne : interprétation, jugement !) 3 j'exprime mon besoin : car j'ai besoin que nous partagions certaines taches (que tu m'aides, c'est un ordre déguisé, tout le monde déteste les ordres !) 4 je demande réparation, attention jamais d'ordres : je te demande de me comprendre ! 5 je trouve une motivation (pour moi, ou pour l'autre, encore mieux) de manière à ce que je continue à avoir envie de faire l'amour, ben quoi si je deviens aigrie à cause de cette histoire de chaussettes, que je commence une collection du genre : quoi, il m'a offert des violettes et pas des roses, il n'a pas fermé le dentifrice, je dis rien, il s'en fout et du coup le soir j'ai mal à la tête. Voilà comment on détruit un couple avec des chaussettes ! Alors exprimons notre saine colère....... Avec de la chance, motivé comme ça, il fait le repassage et la vaisselle ! |


