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Comédie musicale, commentaires de Cécile.....
  A la recherche de l’amour perdu…

  Marseille, le 13 Mai 2007,

 

Au théâtre ce soir, enfin cette après-midi, à la salle Espace Robert Ollive d’Allauch pour être précise, il y avait, vous savez quoi ? Les « Mouchoirs de l’Espoir », une magnifique comédie musicale mise en scène par Annick Deschamps, d’après un texte de Danielle Liveris.

  

Avant la représentation, deux personnes sont montées sur scène, la première pour présenter la troupe La Maîtrise au Diapason (composée d’enfants et d’adolescents), la seconde (notre chère Présidente, toute émue) pour parler de l’association Cœur au Ventre (qui vient en aide aux personnes souffrant de troubles du comportement alimentaire ainsi qu’à leurs proches). Vous me direz, quel rapport entre cette troupe et l’association ? Et bien tout simplement la générosité et le talent de l’une mis au service de l’autre. En effet, les bénéfices réalisés lors de ce spectacle ont été offerts, de bon cœur ( !), à Cœur au Ventre.

  

Mais sans plus tarder, laissez-moi vous raconter cette émouvante histoire d’un monde où les masques devaient finir par tomber, un beau jour...

  

1er Tableau :

  

Un journaliste et un photographe entrent sur scène. Ils sont là, dans cette rue du Spectacle, pour assister à un évènement exceptionnel, ainsi que leur a annoncé le H.C.H., le Haut Comité de l’Humanité. Ils se cachent en entendant arriver un groupe de personnes vêtues de noir et le visage recouvert d’un masque blanc…

  

Arrive un crieur de journaux, qui hurle les misères du monde (« des enfants assassinés », « des milliers de morts »…) dans l’indifférence générale. Jusqu’à ce qu’il provoque la colère de l’une de ces personnes (appelées les « Sans Visage ») en se heurtant à elle. Le groupe bouscule le crieur en chantant des « Mais qui pousse ces cris ? Nous ce que l’on veut c’est gagner de l’argent et pas pleurnicher devant le sang, la mort et la misère des gens », sur un air de « Quand on arrive en ville » (extrait de Starmania).

  Lorsque la chanson se termine, le crieur est poussé par le groupe et il tombe à terre, au milieu de ses journaux.

 

2ème Tableau :

  

Le crieur se met à pleurer et à chanter son désespoir… Sur un air de « Le Monde est Stone »… : « J'ai la tête qui éclate, J'voudrais seulement dormir, M'étendre sur l'asphalte, Et me laisser mourir, Stone, Le monde est stone, Je cherche le soleil, Au milieu de la nuit, J'sais pas si c'est la Terre, Qui tourne à l'envers, Ou bien si c'est moi, Qui m'fait du cinéma, Qui m'fait mon cinéma »…

 

Il est très vite accompagné par un second groupe de personnes, non masquées celles-là. Ce sont les « Refoulés » et d’ailleurs l’un d’entre eux s’adresse au crieur en lui disant de venir avec eux, puisque lui aussi a été rejeté par les Sans Visage. Le crieur est bien accueilli et il tombe d’accord avec le chef des Refoulés à propos des Sans Visage qui ont préféré se battre pour gagner de l’argent plutôt que lutter contre les guerres, contre toutes ces horreurs commises dans le monde.

  

Pendant qu’un diaporama nous montre des images de guerres, d’enfants blessés, mutilés, de chars d’assaut avec le slogan « Liberté – Démocratie », d’enfant mitraillette au poing, de terroristes qui veulent quoi, et pourquoi, les Refoulés et le crieur entonnent « le concerto pour une voix » de Saint Preux. A la fin de cet air, le crieur interpelle les autres et les interroge : « Qui peut rendre le monde meilleur ? ». Et la réponse se fait en chanson : « Où est la voie du bonheur ? Qui offrira de donner son cœur pour un monde meilleur ? Un matin de printemps, main dans la main, nous trouverons le chemin »…

  

Est-ce un rêve ? Est-ce une réalité possible à atteindre ? Oui dit le crieur, si l’on rappelle aux Sans Visage combien il est bon d’aimer, de partager, de rire, de jouer… Comment ? En chantant des chansons qu’ils ont aimées et qui parlent d’amour… Comme la chanson des mouchoirs…

  

3ème Tableau :

  Le journaliste et le photographe sortent de leur cachette et s’interrogent : « Qui sont ces gens sans visage qui n’aiment personne ? ». Ils ressortent…

 

4ème Tableau :

  

Les Sans Visage entrent et trouvent des mouchoirs. « Qui a fait ça ? Qui a osé s’amuser ?» se demandent-ils. Et puis ils se souviennent de cette chanson… « Okolo » : « Souviens-toi des mouchoirs que les filles nouaient avec le tendre espoir qu’ils seraient tous défaits… Impatience, insouciance… Que soufflent les mots du chant d’Okolo »…

 5ème Tableau :

 Mais non, dit l’un d’entre eux. Nous ne devons pas nous laisser détourner de nos buts. Nous devons maîtriser le monde et donc devenir les plus riches, les plus forts… Il y a un grand bruit, puis c’est l’air de la « Carmina Burana »… Ensuite ils chantent : « ô Fortuna ! » et deux des leurs dansent… Ils sortent.

 

6ème Tableau :

  

Entrent le crieur et un enfant. Tous deux essaient de ne pas se désespérer, après tout la machine à souvenir a fonctionné, au moins au début ! Les autres Refoulés les rejoignent. Ensemble ils chantent : « Pocahuntas ». « Entends-tu le chant d’espoir, entends-tu chanter les esprits de la montagne ? Le bonheur ici-bas n’a pas de prix… Partageons les fruits mûrs de la vie… Là où le sycomore… ». Le crieur leur dit de persévérer. Ils sortent en faisant du bruit pour attirer les Sans Visage. Le ciel gronde. La pluie s’annonce.

  

7ème Tableau :

  

Les êtres sans visage sont de retour sur scène, ils semblent s’interroger. La pluie se met à tomber. Certains ouvrent des parapluies, d’autres préfèrent être mouillés et sauter dans les flaques en faisant des claquettes. On entend quelqu’un qui siffle l’air de « I’m singing in the rain » et tous commencent à chanter. L’un s’étonne : « que j’aime la caresse de la pluie, j’avais oublié ! ». Un autre : « avec le murmure de l’eau on se croirait à Venise ! ».

  Deux Sans Visage proposent une chorégraphie avec des rubans, l’un rouge et l’autre blanc. Le reste du groupe chante « La Barcarolle » : « Nuit plus douce que nos jours, belle nuit d’amour, emporte nos tendresses… Le temps fuit sans retour… Belle nuit sourit à nos ivresses… ».

 Mais l’un des visages masqués leur dit d’arrêter. Il leur rappelle qu’ils doivent se concentrer sur des sujets plus sérieux et laisser de côté l’amour, la bienveillance, parce que ce ne sont que des idioties du passé qui n’ont plus court dans ce monde où règnent les plus forts… Un autre dit quant à lui qu’ils ont beaucoup perdu en voulant atteindre leur but… Ils ont perdu l’amour… Et ils sont tous tristes, ils pleurent en chantant « On a perdu l’amour », sur l’air du « Panis Angelicus » : « Nous n’y croyons plus… On a perdu l’amour… Comment le ramener vers nous ? »…

 

8ème Tableau :

  Le journaliste et le photographe sont à nouveau sortis de leur cachette. Ils se demandent si les Sans Visage ne sont pas en train de faire une ptite déprime… Et s’ils ne risquent pas d’en faire une eux aussi !!

 9ème Tableau :

 

Les refoulés reviennent. Le crieur est désolé d’avoir déprimé les Sans Visage. Il veut aller vers eux. Il espère trouver les mots pour leur redonner l’espoir… Et l’amour…

  10ème Tableau :

 

Le crieur reste seul. Il se met à chanter « Vois sur ton chemin » : « Donne leur la main pour les mener vers d’autres landes, sentiers de bonheurs enfantins, trop vite oubliés, effacés… Une lumière brille au cœur de la nuit… ô toi leur ami, guide leurs pas pour que leur vie ne leur échappe pas… Et un beau matin, chacun aura trouvé son chemin »… Devant l’air défait des Sans Visage, le crieur leur dit qu’il ne tient qu’à eux de ramener l’amour dans leurs cœurs. Comme dans l’histoire de « L’aigle noir »… Nouvelle chanson, nouvelle chorégraphie… Et les masques qui tombent…

  

11ème Tableau :

  Le journaliste et le photographe entrent alors que les autres sortent. Ils sont émus par ce spectacle… Ils partent rejoindre leur monde…

 

FINAL :

  

Tous, pas masqués et démasqués, reviennent sur scène, les dix-neuf enfants et adolescents, accompagnés de leur metteur en scène, chantent « On a retrouvé l’amour » sur un air de « New York, New York » : « Tendons-nous la main, et pensons à demain… Quelle immense joie de partager jour après jour l’Amour, l’Amour… On a retrouvé l’amour, et pour toujours… Laissons nos cœurs se libérer et chanter dans les rues… Faisons que sur la terre, malgré toutes les misères, on garde en nous l’Amour, l’Amour… ».

  

Inutile de vous dire que ce magnifique hymne à la vie a été tellement applaudi qu’on a eu droit à un bis !! Et vouiiii !! Alors, nous on a été absolument ravis et enchantés par cette émouvante après-midi… Ben oui, puisque l’amour a été retrouvé !!