Il y a quelques temps, te connaître je croyais.
Heure après heure, jour après jour, tu t'écoulais.
Tel un pont sur ton cours, un vestige je devenais.
Inexorablement tu passais, te figer j'aurais voulu.
Durant mes souffrances, ta lenteur me torturait.
Trop bref auprès de toi, tu rendais mes joies.
A ce jour le pont n'est plus, car ton cours j'ai intégré.
De toi je fais partie, de ta régularité je me sers.
Monsieur le temps, d'âge vous n'avez et d'âge n'aurez.
A ma naissance du temps vous me donniez.
Aujourd'hui du temps vous me prenez.
De ma jeunesse une vie devant moi je voyais.
A ce jour de mes années d'expérience, précieux je te vois.
Alors prenez le temps de prendre le temps.