Accueil arrow Nos Réunions arrow Comptes Rendus arrow Vivre sans TCA, la peur de guérir, vendredi 3 octobre 2008
 
 
Vivre sans TCA, la peur de guérir, vendredi 3 octobre 2008
Vivre sans TCA, la peur de guérir

 

 Ce soir , 3 octobre 2008 , nous sommes : 12 personnes , il y a 4 nouvelles parmi nous.

 Nous rappelons que « Cœur au Ventre » va intervenir soit le 5/11 soit le 12/11 à partir de 15h30 auprès des élèves infirmiers de 3ème année pour sensibiliser les futurs infirmiers.

 

1-Identification , je ne suis pas la maladie

 

 

-          Vivre sans TCA ? la boulimie remplit ma vie avec les rituels qu’elle m’impose , que je m’impose. Ces rituels donnent un sens à ma vie, je ne suis pas convaincue que seule on peut s’en sortir

 

-          Sans TCA qu’est ce que je vais faire de ma vie ?

 

-          Quand j’ai commencé une thérapie , le praticien a mis toute la faute sur ma mère , je n’ai pas supporté , il ne faut pas toucher à ma mère , elle a fait ce qu’elle pouvait et je ne supporte pas qu’on me déresponsabilise.

 

-          On met souvent en effet la faute sur les mères mais on est deux parents et les mères ne sont pas seules responsables , les parents sont responsables mais pas coupables

 

-          La boulimie m’envahit de plus en plus

 

-          On remplit le vide parce qu’on ne veut pas vivre l’émotion

 

-          Pour moi , la nourriture est une obsession

 

-          Si le trouble est une désocialisation alors la bouffe c’est une socialisation ?

  

2- l’image de soi

 

-          Nous vivons à l’époque du régime , même les femmes adultes veulent avoir un corps filiforme de petite fille, à l’adolescence on a un corps étrange…

 

-          Il faudrait jeter la balance

 

-          Je ne peux pas vivre sans ma balance et je déteste mon corps quand je prends du poids, la balance est devenue une obsession.

 

-          Il y a des médecins qui nous pèsent , on est considérées comme des tas de viande

 

-          Que suis-je en train de transmettre à mes enfants ? j’ai imposé beaucoup de massacres autour de moi ( culpabilité)

 

-          Un père : moi , même si je vois très bien que le comportement de ma fille n’est pas tout à fait normal , je n’arrive pas à comprendre , il faudrait qu’elle fasse preuve de volonté

 

-          En tant que parents il y a beaucoup d’incompréhension et de la colère aussi (quand j’agressais ma fille je ne faisais qu’accentuer les choses)

  3- Origines des troubles

 

-          Un père pense que le complexe d’ Œdipe a été un déclencheur dans la maladie de sa fille

 

-          Moi je connais la cause de mes troubles , j’ai été rejetée par ma mère qui n’a pas accepté sa grossesse, par peur, parce qu’elle avait un premier enfant asthmatique, les différents échecs que j’ai essuyés et les relations conflictuelles avec mes parents m’ont maintenue dans  l’anorexie

 

-          L’anorexie et la boulimie c’est le manque de parole, c’est aussi un moyen de s’exprimer

 

-          J’ai commencé à avoir un comportement boulimique à la naissance de mes enfants, suite à l’accouchement je suis tombée dans une grosse déprime, je mange pour signaler aux autres que je ne vais pas bien, avec mon trouble , je veux attirer l’attention sur moi.

 

-          Pour moi le TCA est devenu un mode de communication

    

3- J’essaie de retrouver qui je suis vraiment

  

-          On ne peut sortir des TCA que seul, les autres peuvent juste nous aider mais la décision nous appartient

 

-          Ma fille va beaucoup mieux depuis qu’elle vient au groupe : elle n’est plus dans le déni, le fait d’en parler face à un groupe est déjà un pas vers le mieux être, le fait de rencontrer des personnes qui partagent la même souffrance permet de voir qu’on n’est pas hors norme et qu’on a le droit d’exister

 

-          Tu retrouves la vie et la maladie s’éloigne, ta sensibilité , celle qui t’a poussée vers la boulimie va te permettre de ne pas reproduire

 

-          Moi , je me fiche de connaître la raison de mes troubles, je veux apprendre à aller mieux en acceptant

 

-          Pour guérir , il ne faut pas s’efforcer à aller mieux , si c’est un effort , ça ne peut pas marcher , il faut au contraire retrouver la notion de plaisir, plaisir de faire ce que l’on fait.