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Manger. Où est ce que je mange ? intervention de Serge Palumbo, vendredi 7 janvier 2011

Groupe de parole du 7 janvier 2011   , ce compte rendu a été fait par Joëlle que nous remercions chaleureusement pour cet excellent travail.

 

 Intervention de Serge Palumbo, Ontologue (consultant en développement personnel)   

Ontologie = Partie de la philosophie qui a pour objet l’étude des propriétés les plus générales de l’être, telles que l’existence, la possibilité, la durée, le devenir.

 

Etude des êtres en eux-mêmes et non tels qu’ils nous apparaissent.

  

Serge se définit comme un Ontologue, c'est-à-dire un coach du développement personnel.

 

Il explique qu’il faut faire de sa vie une œuvre d’art, s’en donner l’envie, et surtout se défaire des « schémas du sabotage » sociaux, religieux etc. Grâce à l’ontologie on peut gérer ses projets et travailler sur le mal-être général.

 

L’individu a en lui-même les clés à ses problèmes mais il lui faut en prendre conscience.

  

Cette science fait appel à des techniques qui nous viennent du canada (Murphy, Garnegie, Robins)

  

Serge a développé des outils pour aider les gens.il travaillait auparavant dans des officines et coachait les personnes pour leur travail et leur vie personnelles. Ce qui est en fait souvent lié.

 

Tous les domaines (professionnels, intimes, santé) doivent être équilibrés.

  

On peut effectuer un travail individuel ou bien en groupe sous forme d’ateliers, de séminaires ou de séances où l’on pose un diagnostique et on met en place un plan d’action.

  

Dans les ateliers on cherche la définition du problème et on y travaille en petits groupes. On essaie au maximum de formuler des phrases positives.

  

On passe en revue :

  

-1) l’abondance dans tous les domaines (financier, affection, amour, amour de soi)

 

-2) la confiance (toujours ou de temps en temps), oser

 

-3) la santé par la pensée positive (en parallèle avec l’allopathie, le psychisme est en grande partie responsable de la maladie)

 

-4) la communication (si on est spectateur on ne retient que 10 %. Quand c’est interactif, on retient mieux)

 

-5) la motivation (comment faire en sorte de faire perdurer nos décisions)

 

-6) organisation (combattre le « pas le temps »)

 

-7) projets professionnels (les mettre en place)

 

-8) la séduction (on séduit mieux si on a « un physique »)

  

En fait la vie nous offre tout ça mais on est formaté depuis notre naissance.

 

Grâce à cette démarche on y voit plus clair.

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Sujet du jour :  

 Manger. Où est ce que je mange ? Est-ce que j’accepte de manger en groupe ?

  Tour de table :  

Le fait de se cacher pour manger, est ce encore un déni de la maladie ?

  

-        A l’adolescence, je mangeais dans les toilettes, je trouvais anormal de manger dans la rue, je m’imposais des contraintes.

 

-        Je peux m’asseoir et faire un repas mais si je suis seule, je mange debout ou au volant de ma voiture et n’importe quoi, rapidement. J’ai été marquée par les conflits familiaux au cours des repas et aussi je m’inflige un emploi du temps de PDG pour avoir le moins de temps à passer à manger.

 

-        Je suis en souffrance car je ne maitrise rien sur le plan de la nourriture alors que je maitrise beaucoup de choses dans ma vie. A l’adolescence j’ai commencé à manger pour soulager mon stress. Pourtant je n’ai eu aucun traumatisme dans mon enfance. Seulement dans mon esprit la maigreur, c’est la mort. Je pense me rassurer en prenant du poids.

 

-        A l’inverse je mangeais pour faire plaisir à mes parents puis je vomissais pour ne pas grossir. Lorsque j’ai été enceinte, j’ai continué à vomir (ça passait sur le compte de la grossesse pour mon entourage). Mais je suis devenue addict aux crises. Je me suis mise à boire et j’ai même fait une TS.

 

-         Bien que ce ne soit pas héréditaire, ma tante paternelle souffrait de boulimie vomisseuse. Toute ma famille en fait a un comportement similaire avec la nourriture (ce sont tous des gros mangeurs).

  Peut-on s’autoriser quelques crises ou quelques verres d’alcool, juste histoire de se réconforter à certains moments. Peut- on gérer cela ?  -        S’autoriser des crises, c’est une erreur, car c’est un comportement à risque. Donc comme pour l’alcool c’est tolérance zéro. Surtout ne pas banaliser certains écarts (abstinence pour les crises comme pour l’alcool). Le risque de replonger est trop grand.  Comment retrouver le goût de manger « normalement » ?  

-        J’adore préparer des plats pour les autres, moi je ne les mange pas. Mais en cuisinant, je devine le goût. Je me régale autant que les autres. Je mets de l’amour dans ma cuisine. C’est ce partage avec les autres qui me « nourrit », me donne du plaisir.

 

-        Je me mettais des contraintes, comme un cérémonial, j’avais toujours à finir autre chose d’autre avant de me mettre à manger. Trop perfectionniste. J’ai réussi à remplacer mes crises alimentaires par des moments intéressants (balades, ateliers). Je préfère manger en groupe mais même seule je me suis construit un univers agréable autour de la nourriture. Je m’installe une nappe, des bougies, de la musique douce, je joue avec les couleurs et les odeurs, les saveurs des épices, je touche les aliments et j’ai retrouvé grâce à tout ça le plaisir de manger.

 

-        Je souffre d’hyperphagie (on a envie de manger en permanence). J’étais bien dans mon obésité. Puis j’ai fait une cure et j’ai réappris à manger. La cadence du repas, le rythme…et retrouvé le goût de la nourriture de qualité et non plus de la quantité. Prendre le temps de manger est essentiel. A présent je mange avec raison. Quand j’étais trop gros je n’allais jamais au restaurant (le regard des autres) maintenant j’y vais avec plaisir pour partager un moment de convivialité.

 

-        Mon objectif est de recevoir des gens à manger. Ça me fait peur aussi je me trouve des excuses pour retarder ce moment (ma maison est pas rangée, je ne suis pas prête …) pourtant j’aimerais vraiment inviter.

 

-        Je ne fais des crises que lorsque je suis seule. Quand je suis en famille, tout va très bien et je n’en ai pas besoin.

 

-        IL est facile de dire « il faut arrêter complètement les crises » mais en réalité c’est impossible à appliquer car c’est incontrôlable comme toutes les addictions.

 -        On est dans « l’action-réaction » : l’accès boulimique = je me remplis pour être mieux = je culpabilise (donc pas mieux mais pire)

-        Je m’autorise aujourd’hui à manger n’importe où, je m’autorise des accès de boulimie, j’accepte d’avoir des crises.

  

Tout change mais les changements ne se font pas du jour au lendemain.

  

Le TCA est une manifestation du mal-être. C’est le symptôme de quelque chose qui cloche.

  Grâce à un travail thérapeutique on peut devenir observateur de son excès, se mettre en retrait et se demander « qu’est ce que je ressens vraiment à ce moment précis ? »  -