| Les rituels, vendredi 11 mars 2011 |
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Compte rendu de la rencontre du 11 mars 2011 fait par Alain que nous remercions chaleureusement
LES RITUELS
Onze participants : 8 femmes, 3 hommes Quelques informations données au début de la rencontre : Ÿ Florence et Martine M. nous reparlent du colloque de Toulouse auquel elles ont participé le 12 février dernier et dont le thème était : « l’écoute téléphonique et la mise en place d’un réseau téléphonique ». Elles nous feront parvenir le CR qu’elles préparent actuellement. Ÿ Martine R. et Flavio nous informent de l’intervention effectuée auprès des élèves de l’école d’infirmières de l’hôpital Ste Marguerite, c'est la troisième fois que l'association intervient auprès des élèves infirmiers. Cette intervention s’est très bien passée. Ÿ Anne-Marie, adhérente de l’association depuis quelques années, est aujourd’hui sophrologue; elle va mettre en place des ateliers permettant de découvrir la sophrologie et de « posséder des outils ». Elle nous fera plusieurs propositions.Il nous faudrait savoir qui parmi vous est intéressé pour suivre de ateliers et des cours avec anne Marie. Nous abordons le thème de la rencontre : « les rituels » Nous avons de la peine à définir le terme: est-ce un rite ? est-ce une habitude ? une règle ? un ensemble de règles ? un code ? un besoin ? Chacun a essayé de trouver une définition à partir de son vécu. Ÿ Pour moi, les rituels rassurent, me sécurisent, me mettent en confiance. Ÿ Pour moi, au contraire, les rituels m’enferment, m’enlèvent ma liberté : c’est un piège. Ÿ Je pense qu’il faut définir les rituels comme une habitude et une série d’habitudes. Ÿ Le rite serait plutôt du domaine des religions et le rituel serait l’ensemble de ces rites. Ÿ Pour moi, le rituel est une mise en condition pour « sacraliser » une habitude. Ÿ Un rite est différent d’une règle : les règles sont souvent imposées et collectives. Ÿ Le rituel appelle une notion d’ordre. C’est une préparation, une mise en scène. Ÿ Pour moi, le rituel s’apparente à du théâtre. Ÿ Les rituels peuvent être positifs comme être très nocifs. Ÿ Les rituels peuvent même devenir pathologiques dans la mesure où on ne peut plus s’en passer. Ÿ Ils peuvent devenir déstructurants, voire destructeurs, apportant un grand déséquilibre sur le plan personnel et/ou sur le plan social. Ÿ Si je suis dérangé dans mon rituel, je ne me sens pas bien. Ÿ J’ai besoin de mes rituels; ils deviennent une raison de vivre. Ÿ Je n’ai pas de rituels : est-ce bien normal ? Ÿ Je croyais ne pas avoir de rituels mais, à la réflexion, je m’en crée naturellement. Ÿ Dans mon TCA, c’est un protocole que je construis pour éviter la peur, l’angoisse. Ÿ Les rituels peuvent faire de la vie quotidienne un « enfer » On aborde maintenant la question des phobies. Plusieurs participants donnent des exemples personnels : peur panique des insectes, peur de la foule, peur d’être bloqué dans un ascenseur, etc…La phobie est plus facile à définir que le rituel : c’est une crainte déraisonnable dont on reconnaît le caractère injustifié mais qu’on ne peut pas surmonter. La phobie n’est pas un rituel, ce n’est pas un TOC, c’est une angoisse qui peut être très perturbante pour la vie quotidienne. On revient donc au terme « rituel » : Ÿ Le rituel précède un acte. Ÿ C’est un désir que je ressens. Ÿ C’est une sorte de rite de purification: j’ai besoin de me sentir complètement « nettoyé » en prenant une douche prolongée. Ÿ Dans certains moments difficiles, l’alimentation peut servir de repère, donnant du sens à des choses qui n’en ont plus: prendre davantage de nourriture suite à un événement traumatisant. Les rituels sont-ils une dépendance? Une obligation ? Un besoin ? Une nécessité ? Est-ce positif ? négatif ? ou nocif ? Chacun peut chercher une réponse à ces questions mettant en place ce dont il a besoin pour son équilibre personnel en évitant que ces rituels ne deviennent des TOC ou des phobies. Prochaine rencontre le vendredi 25 mars 2011 Thème : « à la recherche d’une identité perdue » .
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