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Les émotions, vendredi 26 février 2010

Compte rendu du groupe de parole du vendredi 26 février 2010. Ce compte rendu a été fait par Sandy que nous remercions.

    

Informations

  

            ♦ Il existe des stages avec I. Fillozat sur la grammaire des émotions.

L'association propose à ses membres d’y participer.

  

            ♦ Plusieurs outils à notre disposition, ateliers organisés par des praticiens confirmés : Respiration consciente , shiatsu, massages énergétiques chinois et refléxologie plantaire et PNL.

 

   

Thème: Les émotions (paroles entendues pendant le groupe de parole)

  

Quelques définitions

 

            ♦ Emotion : joie, tristesse, colère, peur, dégoût etc……..

 

            ♦ Manifestation de l'émotion : rire, pleurer etc..

  

            ♦ "J'ai des soucis avec mes émotions. Je rie et pleure très facilement. Je voudrais arriver à mieux les gérer."

 

Réponse des autres membres : C’est humain de ressentir des émotions. C'est la manifestation de l'émotion qui doit être gérée.

  

            ♦ "Ca peut évoluer : Depuis la mort de mon fils, je ne peux plus pleurer devant un film, je me laisse moins atteindre dans le sens négatif, j'ai l'impression d'être moins sensible (je n'ai pas de grandes joies ni de grandes peines)."

  

            ♦ "On vit tout le temps dans la peur dans la société actuelle. Les émotions sont une catastrophe ! Même les émotions positives sont une catastrophe... Je pense que la vérité est là mais je n'arrive pas à la vivre."

  

            ♦ "Dans toutes les thérapies, on essaie de canaliser les émotions."

  

            ♦ "Une émotion ne dure pas longtemps (5 à 10 min). Si elle dure dans le temps, c'est qu'on n'a pas réglé un problème. C'est sclérosant. Il faut prendre conscience de ses émotions pour voir ce qui se cache derrière."

  

            ♦ "Quand je suis en colère, je ne peux pas le garder pour moi, il faut que ça sorte mais après je culpabilise parce que je suis allée trop loin."

 

Réponse du groupe : C'est le cas si on a emmagasiné de petites choses depuis longtemps, après ça déborde alors que si on dit les choses au fur et à mesure, on ouvre la soupape. C’est un peu comme une coupe qui se serait remplie peu à peu et finirait pas déborder.

  

            ♦ "J’ai tendance à retourner la colère contre moi , cette émotion devient insupportable »

  

            ♦ "Quand on se lève le matin avec une pensée négative, il faut tout de suite penser à quelque chose de positif.

 Mais le problème c'est de le mettre en pratique, ça demande beaucoup d'énergie.

C'est pas de se dire qu'on est heureux aujourd'hui (c'est peut être trop) mais juste apprécier les petites choses."

  

            ♦" Je culpabilise quand je me mets en colère contre mes enfants car c'est démesuré. Parfois je pleure pour rien. Quand je ne suis pas bien à cause de mon trouble alimentaire, ça me mine et je me mets à pleurer pour un rien. Je ne veux pas que mes enfants me voient."

  

            ♦ "Moi c'est le contraire que mon fils me reproche : de ne pas réagir. Mais je n'ai pas envie de me mettre en colère. Avant le décès de mon fils, j'exprimais plus mes émotions. Mon autre fils me titille pour que je me mette en colère."

 

Peut être essaie-t-il de retrouver la mère que tu étais avant le décès de ton fils aîné ?

  

            ♦ "Il n'y a que les émotions positives que j'arrive à partager."

  

            ♦ "Quand j'ai une émotion, je sais ce qu'il faudrait faire pour la gérer (respiration, yoga etc...) mais au moment ou ça arrive, je n'arrive pas à le faire."

 

Parfois tu as une angoisse et si tu arrives à te changer les idées, tu te rends compte par exemple que tu es en train de discuter avec quelqu'un et que tu te sens bien.

  

            ♦ "Je n'arrive pas à identifier ce qui me conduit à la crise de boulimie."

  

            ♦ "J'appelle ma mère tous les jours et parfois (souvent) elle me dit des chose pas sympa (genre : tu n'es pas attirante). Mais je continue à l'appeler tous les jours."

 

Réponse du groupe : Tu te fais peut être du mal inutilement, pourquoi continuer à l'appeler si souvent ?

  

            ♦ "Il faut décharger sa colère (ex : taper sur un coussin, crier ou désigner par exemple le « mur de la colère » où parents et enfants vont décharger leur colère) pour éviter de lâcher sa colère en paroles ou en gestes qu'on pourrait regretter."

  

            ♦ "La crise de boulimie est une colère qu'on retourne sur soi. Je sais comment je pourrais faire pour décharger les émotions et éviter la crise mais je n'arrive pas à le faire."

  

            ♦ "J'ai dit à mon père que je souffrais de boulimie et il m'a répondu : Mais non ce n'est pas possible, tu n'es pas grosse ! Par contre, ma mère l'entend, elle m'a même demandé quelle attitude il faut qu'elle aie quand elle sens que je dérape ou que je risque de le faire."

   

extrait : http://com-unique.org/

  


L'EXPRESSION


ET LA GESTION DES ÉMOTIONS

 

Les quatre émotions de base (peur , tristesse, colère, joie) sont abordées de façon ludique en prenant appui sur les techniques de l'acteur.



La gestion des émotions passe par trois étapes indispensables :



Identification / Reconnaissance


Comprendre le processus émotionnel au niveau physiologique, psychologique et sprirituel, par le biais d'apports théoriques. Au cours d'exercices corporels spécifiques à chaque émotion, la personne est invitée à développer ses capacités d'observation, notamment de ses sensations.



Acceptation


La " non-acceptation " signifie " refus " entraînant le " refoulement ", qui lui-même emprisonne l'énergie créatrice et communicationnelle (relationnelle) des émotions. Par l'écoute et l'empathie, la personne est conviée à accueillir chacune de ses émotions comme une alliées et à les laisser passer, sans les retenir.

 

Expression


Il s'agit de faire appel à la part d'enfant en soi, pour jouer avec ses émotions, en toute conscience, afin de les apprivoiser, les démystifier et faire corps avec elles.



" Le corps est le premier instrument de la conscience. Les représentations mentales qui nous permettent de penser, sont construites à partir des perceptions internes et externes de notre corps. " I. Filliozat