| Le culte de la beauté , la loi des médias vendredi 18 juin 2010 |
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Le culte de la beauté, la loi des médias, compte rendu fait par Béatrice, conclusion faite par Joelle Béatrice :
- Qu’est-ce qu’une personne parfaite ? Les femmes à la télé ou dans les magazines sont presque parfaites et cela donne des complexes, mais qu’est-ce que la perfection ? - « Je n’aime pas lorsque c’est rond. Sur les autres, ça va mais sur moi je n’aime pas. J’ai pris des kilos mais à partir d’une certaine limite, je n’accepterai plus d’en prendre » - « Faisons un petit exercice, chacun donne le nom d’un homme ou d’une femme qu’il trouve parfait » - « Je n’arrive pas à voir quelqu’un uniquement par son physique. Je le vois dans sa globalité » - « Je prendrai une partie d’une personne et une partie d’une autre, mais personne dans sa totalité » Certains noms d’acteurs et d’actrices ont été donnés, mais rarement les mêmes. Nous avons des goûts différents et il est difficile de la définir cette perfection tant recherchée. - La perfection existe-t-elle et quelles sont ses limites ? - « On entend toujours : untel est parfait, mais il y en a peu » - « La perfection est subjective, c’est un objectif inatteignable » - « Quand on a un idéal, on n’arrive pas à lui ressembler car il est unique » - « La perfection qui est représentée par certaines actrices ne montre pas l’envers du décor : ces actrices n’étaient pas forcément heureuses : il y a un décalage entre l’image et la personne » - « Certaines femmes soi-disant parfaites ont dû se faire refaire beaucoup de choses pour répondre à des critères. » - « Il y a un besoin d’uniformisation, mais ce serait bien de sortir du lot » - Evolution de l’image que l’on a de la perfection (selon l’âge et selon l’époque) - « Avec l’âge, on fait moins attention au physique. Je ne détaille pas une personne, je la prends dans son ensemble » - « La 1ère fois que j’ai vu mon mari, je ne pouvais pas supporter son physique : il était à l’opposé de ce que je trouvais parfait. Je voulais le changer, mais maintenant je l’ai accepté tel qu’il est. » - « Nous on ne se voit pas. On voit les autres. Le regard change au fur et à mesure que l’on connaît les personnes. » - « Mes propres valeurs ont changé et je m’attache moins aux valeurs des médias qui sont illusoires et superficielles. Je suis libérée physiquement. Je suis à l’écoute de mes préférences. - « selon l’époque, les critères de la beauté ont évolué » (ex : les femmes peintes par Rubens) - « les normes ont quand même évolué. Il y a plus de liberté dans la mode » Dans ces 2 dernières réflexions, on parle de « normes » et de « critères ».Quelle est doncl’ importance que l’on attache aux médias, à la société et aux autres en général sur le regard porté à notre apparence physique ? - L’influence des médias - « La mode a de l’influence surtout au moment où l’on se construit » - « Sur les magazines, les filles qui paraissent parfaites ont en réalité un IMC faible » - « Les photos sont souvent retouchées. D’ailleurs, il est proposé par V.Boyer de faire une loi interdisant les retouches » - « Actuellement, quand tu dépasses une certaine taille, tu ne peux plus t’habiller comme tu veux »- « On trouve aussi des « tailles uniques » ça veut dire quoi ? » - « Parfois, pour 2 vêtements de la même taille, les étiquettes sont différentes (l’un affiche taille 4, l’autre taille 8) et cela a de l’importance lorsqu’on l’achète. - « La mode impose sa dictature. Lorsqu’elle n’est que vestimentaire, ce n’est pas grave mais lorsqu’elle impose des critères physiques (notamment le poids) cela peut avoir des conséquences graves. » - « Dans les sites de rencontres, la porte d’entrée est le physique. Ce sont les 1ers critères demandés » - « Le regard des médias change cependant. On recommence à mettre des photos de femmes plus « normales » (pub « dove » par exemple) » L’impact des médias est donc à la fois matériel et psychique. Mais pour quelles raisons a-t-on envie de ressembler à ces soi-disant modèles ? - Pourquoi recherche-t-on la perfection ?
- « On accepte que l’autre ne soit pas parfait mais on n’accepte pas de ne pas être parfait » - « Je ne me regarde plus, je regarde mon visage mais pas le reste. J’ai l’impression d’être invisible » - « Pourquoi une femme mince serait-elle plus belle qu’une femme enrobée ? » - « Dans la recherche de la perfection, c’est la recherche de l’amour des autres que l’on a. Mais ne faut-il pas mieux d’abord s’aimer soi-même ? » - « S’aimer, c’est avoir confiance en soi » - « Avoir confiance, c’est ne pas craindre le jugement des autres, ne pas se laisser démolir par celui-ci »
La recherche d’une perfection dans l’apparence extérieure ne correspondrait-elle pas à une recherche d’un bien-être parfait à l’intérieur de soi ? - Lien entre l’aspect extérieur et l’intérieur de soi - « En thérapie, on m’aide à prendre conscience de ma valeur. Le travail avec mon psy est de « revenir entier », d’être bien avec moi, en connection avec mes émotions » - « On n’est pas obligé de s’aimer…Avant il y avait un côté narcissique en moi car je pensais que les autres allaient s’apercevoir que j’avais pris 1 ou 2 kilos. J’étais le centre du monde. Ma thérapeute m’a dit d’arrêter de tout ramener à moi, que les autres avaient aussi leurs soucis et ne me regardaient sûrement pas. » - « Est-ce qu’il faut être bien pour avoir envie de s’occuper de soi ? » - « Certaines personnes ne supportent pas que l’on touche leur corps puisqu’elles ne l’acceptent pas. » - « Chacun peut trouver une façon de se dorloter, de se faire du bien » - « Il faut se demander « de quoi j’ai envie ? » car on ne se connait pas vraiment, on se découvre à travers les autres » - « Notre enveloppe corporelle, c’est un devoir de la respecter, même si on ne l’aime pas. On doit l’entretenir au même titre que l’on entretient sa maison qu’on la trouve trop petite ou pas assez ensoleillée » L’important est de s’accepter, s’aimer, s’accorder le fait que l’on est quelqu’un de bien et même…..pas forcément bien tout le temps Joelle : - on n’est pas obligé de s’aimer (E.) - en thérapie, on m’aide à prendre conscience de ma valeur (F.) - Avant il y avait un coté narcissique en moi, car je pensais que les autres allaient s’apercevoir si j’avais pris 1 ou 2 kgs de trop, j’étais en fait le centre du monde. Ma thérapeute m’a dit d’arrêter de tout ramener à moi, que les autres avaient aussi leurs soucis et ne me regardaient sûrement pas . (E.) - Mon travail avec mon psy est de « revenir entier », d’être bien avec moi, en connexion avec mes émotions. (F.) - Notre enveloppe corporelle c’est un devoir de la respecter, même si on ne l’aime pas, on doit l’entretenir au même titre que l’on entretient sa maison bien qu’on la trouve trop petite ou pas assez ensoleillée…(MC)- Est-ce qu’il faut être bien, pour avoir envie de s’occuper de soi, de se faire du bien ? - En effet certaines personnes ne supportent pas un massage, que l’on touche leur corps puisqu’elles ne l’acceptent pas. - On peut aussi prendre un bain, et se masser seul. Chacun peut trouver une façon de se dorloter, de se faire du bien. - Il faut se demander « de quoi j’ai envie ? » car on ne se connaît pas vraiment, on se découvre à travers les autres. L’important est de s’accepter, s’aimer, s’accorder le fait que l’on est quelqu’un de bien et même …pas tout le temps bien .- - |



