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Le besoin de repli, comment aller vers celui qui souffre , 21 novembre 2008
COMPTE-RENDU  DE LA REUNION DU 21 NOVEMBRE 2008  ce compte rendu a été fait par Françoise B que je remercie chaleureusement de la part de tous nos membres

 

 

12 personnes sont présentes.

  

§          Divers stages et ateliers sont prévus dans les semaines et mois à venir. Toutes les informations les concernant sont sur notre site.

  

§          Une intervention dans un collège à Ollioules est prévue avec la présence de Marie et Julie que nous remercions.

   

Le sujet de ce soir  : « Le besoin de repli, comment aller vers celui qui souffre »

  Deux nouvelles personnes ont rejoint notre groupe de parole : une maman et une jeune femme nous expliquent toutes deux leur souffrance face à cette maladie.

 

  

S. témoigne en nous racontant le parcours de sa fille anorexique. Elle a été hospitalisée de longs mois. Puis, après une brève période de calme, ses crises reprennent de plus belle. Elle se met en danger, c’était très dur. Puis petit à petit, à l’aide des traitements médicamenteux et des thérapies (psychologue, pédopsychiatre), elle a remonté la pente. Elle est toujours suivie, elle a toujours un traitement, mais elle a repris sa vie en mains. Elle est sur la bonne voie.

  

Plus on découvre tôt la maladie, plus les chances de guérison sont grandes. Faut-il encore savoir en parler à son entourage ou a lui de la déceler.

  

« Mes proches ne comprennent pas ma maladie. Il n’y a que les gens qui souffrent comme moi qui me comprennent. J’ai vu un médiateur pour faire comprendre à ma mère quelle était ma souffrance. Je suis soulagée de lui avoir dit ce que j’avais sur le cœur. »

  

« En tant que mère, je souffre de voir ma fille souffrir sans pouvoir l’aider. »

  

« Le rapport parent/fille est , surtout à l’adolescence, très difficile ».

  « Nous, parents, culpabilisons et ainsi en rajoutons à la souffrance de nos enfants. Notre rôle se limite à les écouter, simplement, et savoir lâcher-prise. Ils ont les réponses en eux. Quand ils viennent déposer leur fardeau, ils n’attendent pas de réponse. Ils vident leur sac. On s’en prend plein la tête mais il ne faut pas le prendre comme une agression personnelle. Les mamans doivent aussi faire une psychothérapie. »

 

 « Le meilleur conseil à donner à son enfant c’est : tu t’en sortiras tout seul, j’ai confiance en toi ».

 

 On a besoin de la reconnaissance de ses parents. On a besoin du regard de sa mère pour se construire.

 

 « Il faut savoir faire le deuil de ses parents, même vivants, s’il y a incompréhension et/ou conflit. C’est comme ça que l’on se prend en charge véritablement et que l’on devient adulte. »

 

 

« On ne doit pas rester dépendant affectivement de ses parents s’ils ne nous apportent pas l’écoute qu’on attend. En fait, on ne doit pas penser pouvoir changer les autres . A nous de changer notre regard sur eux, sur nos parents,  pour les accepter tels qu’ils sont  malgré nos différences ».

  

« Dans un conflit entre deux personnes, il suffit que l’une des deux se retire pour  que le conflit cesse, tout simplement.. »

  

« Lors du stage d’Isabelle Filliozat sur les émotions, nous devions taper avec une batte pour libérer notre douleur enfouie ou notre colère. Nous avons tous choisi l’un de nos deux parents.  Personnellement, je n’ai pas pu frapper, pourtant je lui en voulais. Nous aimons nos parents et nous leur pardonnons. »

  

« Je souffre tellement  que je crois que seul un traumatisme ou un choc grave pourrait me faire réagir et me redonner le goût de la vie. »

  

« Moi j’ai eu deux A.V.C.( accident vasculaire cérébral) et je continuais malgré ça à être anorexique. Ces graves accidents n’ont pas réussi  à me guérir. »

  

« L’anorexie pour moi c’est le vide. J’ai besoin de remplir ce vide. Comment vivre le moment présent ? »

  

« Maintenant, je vis en fonction de MOI, c’est tout. Il ne faut rien attendre des autres, pas être dans la dépendance. Je ne me pose plus de questions alors qu’avant je me rendais malade. Le plus important c’est de vivre le moment présent, c’est tout , cela ne m’empêche pas d’aller vers l’autre mais en me respectant».

  

Il existe plusieurs choix de thérapie, à chacun de trouver celle qui lui convient le mieux.

  

« Les thérapies brèves (EMDR, visualisation, hypnose..) sont l’expression des émotions par des symboles ou des petits exercices. Ces méthodes s’avèrent souvent intéressantes et plus rapides qu’une analyse qui peut quelque fois durer jusqu’à 15 ans »

  

« Avec la psychanalyse, on ressasse toujours ses problèmes, on reste dans nos pensées négatives. Ca fait ressortir l’inconscient oui mais après comment gérer ce qu’on a fait ressortir ?. »

  

Pour certaines personnes, la psychanalyse leur a permis d’avancer vers un mieux être, mais cela demande beaucoup de temps pour changer les choses en profondeur.

  

«Je vois régulièrement ma psychothérapeute qui est spécialisée dans les troubles du comportement alimentaires. Je vais beaucoup mieux grâce à elle. Je sais maintenant qui je suis, quelle valeur j’ai. Je peux regarder devant moi. Ca n’avance à rien de s’acharner à vouloir connaître les raisons de nos T.C.A., c’est une chimère cette maladie, elle n’existe pas. La seule consigne : VIVRE ! »

  

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