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Le besoin de gérer les choses et les gens 7 novembre 2008
Compte rendu réunion du 7 nov. 2008, 18h30 fait par Sandrine que nous remercions très fort pour ce bon travail 

Intervention de Bruno Bousquet :

 

Sophrologue.

 Il vient sur présentation d’Anne Rudondy médecin spécialisé dans es dysfonctionnements alimentaires.

 

La sophrologie aide à s’adapter, à surmonter des situations stressantes.

  

Que fait-on ? On se pose, on écoute son monde intérieur, on écoute sa respiration, on écoute ses sensations. Donc respiration, images mentales, travail sur le positif. Ensuite, on peut parler de ses ressentis et le sophrologue y répond.

  La découverte de quelque chose en soi, permet de commencer un autre chemin.

Pour les TCA, que peut-on faire en séance ? On se pose, respiration, imagerie, positions corporelles, visualisation, etc.

  

Car le cerveau ne fait pas la différence entre le réel et la fiction (ex : émotions qui sont ressenties, lorsqu’on regarde un film). Ainsi le positivisme peut avoir un effet réel.

  

Intervention à l’école infirmière de Marseille

  

M. est allée faire une présentation de l’association, à une école d’infirmier, à la demande d’une de leur formatrice. Elle était accompagnée d’un garçon touché par l’anorexie, et de R. L’échange fut riche. M. a ressenti une compassion de la part des étudiants et l’absence de jugement.

 

Le compte rendu réalisé par la formatrice sera mis sur le site.

 

  

Début de la réunion.

 

Environ 15 personnes présentes.

  

Sujet : Le besoin de gérer les choses et les gens, le lâcher prise dans le quotidien, le besoin de contrôler.

   

Le besoin de contrôler est un sentiment qu’on rencontre souvent dans l’anorexie.

 

Contrôle de soi, mais contrôle des autres aussi. La fille de A. ne veut pas que sa mère mange ceci ou cela, que sa mère mange à telle heure.

 

Idem pour d’autres mamans présentes.

  

Relation mère fille très fusionnelle.

  

N. , anorexique, s’est fixé des règles, qui se sont transformées en angoisse ou panique si elles ne sont pas respectées. Exemple : de l’huile qui tombe malencontreusement dans la soupe.

 

On croît donc contrôler mais en fait on perd le contrôle

 

« Peur de sortir de la liberté de ma prison », peur de guérir, peur du vide après.

  

A. : si je contrôle tout, rien ne viendra du dehors pour me déstabiliser, personne ne me touchera. C’est une protection ? C’est une défense ?

 

Manger est un échange.

 

La nourriture, c’est les autres, c’est le rapport aux autres.

  

Peur de s’autoriser du plaisir (sexuel aussi).

 

Peur d’offrir un corps si terrible.

  

Car parfois il y a conscience de la maigreur mais cette prise de conscience ne suffit pas.

  

N. n’a pas conscience, sauf lorsqu’elle se voit en photo. Lorsqu’elle voit sur la plage, des photos de personnes se retournant sur son passage.

  

Certaines anorexiques sont envahissantes, elles « bouffent » les autres. D’autres se sentent envahies par les autres.

  

Souvent, elles ont un besoin vital de se retrouver seule.

  

A. raconte comment elle est sortie de l’anorexie. : Ce fut long. Elle passait des journées à cogiter sur la nourriture, c’était obsédant. Elle rêvait que cela revienne. C’est revenu.

 

La sensation de faim est revenue.

 

La sensation de satiété est revenue.

 

Elle a l’impression d’être à l’écoute de son corps et non plus de sa tête !

 

Et si on écoute bien son corps, on ne grossit pas à l’excès. Tout se régule bien.

  

Les TCA sont les symptômes de ce qui ne va pas.

  

Une aide psychologique est donc essentielle. On n’y parle pas forcément de TCA. On y va comme si on écrivait un journal intime.

 

L’aide du médecin est différente.

 

Parfois, d’aller voir le psy, avec ses proches, avec sa mère, cela fait du bien.

  

Ne pas hésiter à essayer tous les psy, jusqu’à ce qu’on trouve la personne qui convient. N’hésitons pas à se conseiller les uns et les autres nos psy. Mr Boucard Thierry, Mme Meynier Mollard Marie-Christine.

  Quand on mange, pour les boulimiques ou pulsions alimentaires, ensuite on a un sentiment que c’est foutu, c’est gâché, alors on lâche, et on mange encore plus. Ensuite vient la culpabilité.

 Paradoxe de l’anorexie : on demande de l’aide mais on se ferme aux autres. Est-ce de la manipulation ?

Les parents se laissent-ils trop manipulés ?

 

Mais tout le monde manipule ! À partir du moment qu’on désire quelque chose très fort (quelque chose dont on est dépendant, dont on a besoin), on va tous tout mettre en œuvre pour l’obtenir !

 

Nous manipulons tous ? Car nous voulons tous tout ?

  

N. a le sentiment de ne pas avoir le droit d’aller mal, a le sentiment de ne pas être écoutée. D’où cette manipulation sur soi-même pour exprimer sa souffrance ?

 

N. a trop souffert des autres, a tant donné, et se ferme ensuite.

  

Le centre spécialisé de St Etienne, fait travailler sur l’écoute de son corps.

  

Peur de vivre.

 

Hypersensibilité.

 

Egoïsme ? C’est souvent ce qu’on leur reproche mais au contraire elles se sentent soulagées quand elles voient que leur entourage va bien.

  

Les parents ont un sentiment de colère naturel contre leurs enfants car ils ne comprennent pas. Ils se demandent quelles ont été leurs erreurs.

  

Face à une maman presque violente contre son enfant, un médecin lui a dit : « l’auriez-vous frappé si elle était diabétique ? » Car l’anorexie est une maladie.

  

L’anorexique se punit ?

 

L’anorexique s’interdit beaucoup de choses : je dois, il faut, …

  

A. continue de raconter sa guérison.

 Elle était dans un état d’épuisement total, et ne pouvait plus parler. Elle est allée chez ses parents. Elle a senti leur regard sur elle, « oui, tu es fragile, oui tu n’es pas superwoman ». Elle est restée. En cohabitation chez eux. Ils continuaient leur vie. Petit à petit, A. a commencé à préparer des repas, pour elle et pour eux, et à commencer à reconstruire une relation avec eux, lors des repas aussi.