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La colère. vendredi 5 décembre 2008

Ce compte rendu a été fait à "quatre mains "par Roberte et Marie Christine,

merci Roberte pour ton aide et ta gentillesse 

 

 

 

COMPTE DE LA REUNION DU 5 DECEMBRE 2008

 

 

  

12 Personnes sont présentes .

  

Différents stages et ateliers sont prévus dans les mois à venir .Toutes les

 

informations sont sur notre site .

  

Ce soir séance de sophrologie proposée par Bruno Bousquet

 

Accueil d’un nouveau membre bénévole .

 

Accueil de nouveaux membres.

  

Le sujet de ce soir   la Colère  

   

Bruno nous fait un petit exposé suite a cette séance de sophrologie .

 

Colère :Sentiment , émotion , ressenti ?

 

D’après lui, la colère est une émotion

 

 M prend la parole en témoignant de son expérience , son patron retourne toujours sa colère contre elle , et face à ce comportement elle ne sait pas elle ne peut dire non . 

doit on face à la colère injustifiée de quelqu’un  faire face et enfin oser dire stop .

 

On ne peut pas changer l’autre , une émotion fait écho en soi , il faut donc changer de comportement face à l’autre pour que les choses bougent .

  

A a dû se faire violence pour avancer , elle était toujours très en colère elle ne comprenait pas , elle a  passé sa colère sur elle (anorexie) avec l’aide d un thérapeute elle a su identifier les raisons de sa colère.

 

Elle avait beaucoup de colère envers ses parents, elle a pu identifier la cause de sa colère et comprendre que ses parents n’y étaient pour rien , elle est guérie et vient aux groupes de parole pour témoigner !

  

F. Intervient en disant que pour qu il y ait  un conflit il faut être deux , alors si tu te repositionnes dans ton émotion il n y aura pas de conflit.

  

S. raconte qu’elle est très culpabilisée par son comportement car sa colère est toujours dirigée vers ses enfants qu’elle aime tant ! Elle a beaucoup de mal  gérer cette émotion violente qui monte et qui la rend si malheureuse .

  

L. Ne connaît pas trop la colère elle veut éviter cette émotion qui lui fait peur , mais elle explique volontiers que la seule personne envers qui elle se permet cette émotion c’est son compagnon ! Il y a peu , elle a osé se mettre en colère contre sa Mère , et elle réconciliée avec elle. La colère a été un moyen d’expression , de communication.

  

M. Nous raconte ses colères très violentes qui pour elle sont toujours associés à une peur et que la plupart du temps elle retourne cette colère contre elle (crise d anorexie).

 

Pour elle la colère est un moment de confusion ,trop d émotions arrivent en même temps et cela devient quelque chose d ingérable .

 

Elle parle aussi de son expérience thérapeutique , qui fut pour elle un échec .ses parents l’on faite hospitaliser sans lui en parler vraiment (HDT hospitalisée demandée par un tiers) . D’où sa colère qu’elle ne peut pas réprimer .

  

Définition de la colère : Par Michelle Larivey, psychologue

  

Qu'est-ce que la colère ?



La colère est un émotion simple qui traduit l'insatisfaction. Elle est vécue à l'égard de ce qu'on identifie, à tort ou à raison, comme étant "responsable" de notre frustration. On éprouve donc de la colère envers "l'obstacle" à notre satisfaction.



C'est sur cet aspect que la colère se différencie fondamentalement de la tristesse (qui elle aussi traduit une frustration). Dans la tristesse, on est directement en contact avec le manque lui-même, alors que la colère est une réaction à la cause de la frustration.



La colère est une émotion que nous vivons fréquemment. En effet, il y a de multiples occasions d'insatisfaction durant une journée de vie. De plus certaines d'entre elles perdurent parce que nous négligeons de nous en occuper adéquatement.



Selon l'importance de l'insatisfaction , la colère prend différentes intensités et diverses identités. Pour n'en nommer que quelques-uns, disons que le mécontentement et l'irritation se situent à une extrémité, alors que l'exaspération et la fureur sont près de l'autre extrémité.



Il y a aussi divers genres d'insatisfactions qui s'expriment à travers une gamme d'émotions de colère reflétant leurs particularités. La rage, par exemple, est déclenchée en partie par l'impuissance à se soustraire à la situation non désirée. La révolte est spécifique aux situations où on perçoit une injustice. Plusieurs émotions traduisant de la colère sont composites, comme le mépris, la jalousie, le dépit, la rancune...




À quoi sert la colère?



Les organismes vivants cherchent à maintenir l'équilibre nécessaire pour conserver un degré optimal de vitalité et de croissance. Leur processus d'adaptation fonctionne continuellement pour veiller à cet équilibre. Chez l'homme, les émotions jouent, au plan psychique, un rô
le d'informateur spécifiquement sur le degré de satisfaction des besoins .



La colère surgit lorsque l'équilibre est rompu dans un aspect de notre vie. Le déséquilibre prend la forme générale d'une insatisfaction. Celle-ci peut signifier qu'un besoin est insatisfait, qu'un désir n'est pas comblé, qu'une attente est sans réponse ou peut-être même qu'un caprice n'est pas satisfait.



La colère porte un double message: elle signale à la fois l'insatisfaction et ce que nous considérons comme "l'obstacle" à notre bien-être. La colère, en effet, est toujours vécue à l'égard de quelqu'un ou de quelque chose. On en veut "à" de nous "faire vivre" telle chose.



La colère déclenche une mobilisation de l'organisme entier. L'esprit est concentré sur le problème (plus particulièrement sur l'obstacle). Plusieurs réactions physiologiques sont déclenchées; elles sont particulièrement visibles lorsque la colère est intense. L'expression "la moutarde me monte au nez" traduit bien la sensation physique que produit le début de cette mobilisation physiologique.



La mobilisation nous prépare à "l'attaque". On devient prêt à se défendre, à conquérir ce qui nous apportera la satisfaction désirée. Essentiellement, la colère fournit l'énergie pour vaincre l'obstacle qui se dresse devant nous.



Comme toutes les émotions, la colère est une saine manifestation d'insatisfaction. Mais la façon dont on la vit peut parfois engendrer des problèmes. Dans la mesure où elle se développe selon le processus vital d'adaptation , elle nous conduit à une action "appropriée".



C'est lorsqu'on agit impulsivement, en omettant des étapes du processus, qu'on déclenche des problèmes. C'est le cas lorsqu'on passe, par exemple, directement de l'émergence de la colère à l'action.



Les erreurs typiques reliées à la colère


Une saine gestion de la colère va de pair avec l'attitude qui consiste à porter la responsabilité de sa vie. Lorsqu'au contraire on considère les autres (ou la vie elle-même) comme responsables d'assurer notre bien-être, on est naturellement porté à les accuser de nos frustrations.



Il est donc faux d'affirmer que la colère est "mauvaise conseillère" ou encore qu'elle provoque l'emportement. Ce sont plutôt les blocages dans le processus émotionnel ou les erreurs dans l'attribution des responsabilités de notre satisfaction qui expliquent nos faux pas.


Par exemple, le fait de sauter une seule étape du processus émotionnel de ma colère, m'empêche d'agir en respectant "tout ce qui m'importe". Si je ne prends pas la peine de la ressentir et de comprendre "comment et combien" je suis affecté, je ne pourrai pas trouver une façon d'agir pour "compléter" réellement mon expérience. En négligeant une ou plusieurs étapes du processus, il me sera également impossible de savoir si ma colère est défensive ou fondée. Par exemple je ne pourrai me rendre compte que ma colère sert de camouflage à ma tristesse ou encore que j'attaque au lieu de reconnaître une vérité dénoncée.



Si par ailleurs j'ai tendance à faire porter la responsabilité de ma satisfaction aux autres, ma colère portera souvent sur des cibles impropres. Dans ce cas, je risque souvent de stagner dans mes insatisfactions, car les personnes faussement accusées ne collaboreront pas. Si je mets la responsabilité de ma satisfaction dans les mains des autres à cause d'un "déni de la solitude", je porterai peut-être indéfiniment un certain nombre de griefs qui empoisonneront ma vie avec mes proches.

  

1.        dévier de son objectif de satisfaction



Dans le premier exemple, mon patron est la source de mon mécontentement en ne respectant pas une entente faite d'un commun accord. À ce moment-ci, toutefois, ce n'est plus l'augmentation de salaire qui est en jeu, mais son respect à mon égard. Mon objectif devient donc d'obtenir de lui le respect que je souhaite. Si je n'y arrive pas, mon nouvel objectif pourra devenir d'agir en conséquence afin de me respecter moi-même.



Dans cette perspective, le fait de lui exprimer mes sentiments actuels pourrait constituer une solution satisfaisante. Lui exprimer mes réactions et changer mon degré d'implication au travail pourrait être une autre solution qui me satisfasse. Enfin, il se pourrait que la meilleure solution pour moi soit d'entreprendre des démarches pour quitter cet emploi.



Si au lieu des options précédentes, je choisis de faire payer mon patron en adoptant une attitude boudeuse ou en négligeant mon travail, je n'aurai jamais la satisfaction d'être respecté. Le problème ne pourra qu'empirer.

 

2.        la révolte contre les problèmes de la vie



La vie est constituée d'une série de problèmes. Pour assurer notre satisfaction et notre confort, il faut régler ces problèmes. Dans cette perspective, m'en prendre à l'ordinateur est sans issue du point de vue de ma satisfaction. (Il ne peut aucunement porter la responsabilité d'enjoliver ma journée.) Je puis bien sûr "ventiler" et me soulager en l'accusant de tous les maux, mais si j'entreprends de le détruire, il est clair que je concentre mon énergie sur la mauvaise cible.



J'ai sans doute plus de chance d'être vraiment satisfait en consentant à consacrer le temps qu'il faut pour le remettre en marche. Je pourrais par exemple appeler un technicien et ré-orienter mes priorités en fonction du problème apparu. J'en sortirai sans doute plus satisfait que si je pleurais toute la journée sur mon sort.

 

3.        S'attaquer à la mauvaise cible



Il n'est pas toujours facile de confronter la personne ou la situation qui nous cause une frustration. C'est souvent exigeant aussi, de poser les gestes nécessaires pour trouver la satisfaction désirée. Il n'est pas rare, donc, qu'au lieu de faire face à ces difficultés on s'en prenne à un tiers pour déverser sa colère. Un grand sentiment d'injustice s'installe alors chez celui qui est ainsi utilisé. C'est là une des manières par lesquelles on arrive à empoisonner une relation.

 

 
En conclusion :

 

 on confond souvent colère et manifestation de colère par la violence, la colère est donc une émotion qui , si elle est exprimé peut se transformer en violence et si elle est réprimée peut se retourner contre celui qui la ressent , le mieux serait de pouvoir la décharger en tapant sur un coussin par exemple ou par un travail sur soi avec un bob psychothérapeute .

 

 On a souvent constaté que les personnes qui souffrent de troubles du comportement alimentaire retournaient cette colère vers eux même et enclenchaient aussi un processus de culpabilité……………………