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L'égoïsme Vendredi 12 mai 2009
Compte rendu de la réunion du Vendredi 12 Juin    

11 personnes sont présentes ce soir.

  

Sujet : L’égoïsme

 

           La personne qui souffre de TCA peut-elle encore penser aux autres ?

   

On ouvre le débat avec F. qui nous dit sans hésiter que l’on pense quand même aux autres lorsqu’on souffre de TCA.

  

Elle-même pense à la souffrance qu’elle inflige à ses parents à cause de la maladie.

  Cependant, elle essaie de ne pas culpabiliser car elle est consciente que ce n’est pas le bon moyen de s’en sortir.

 

Elle ne veut pas être « faible » et refuse d’avoir des idées négatives.

  Mais comme le dit si bien C. il faut également accepter ses faiblesses, penser à soi et exprimer ses émotions.

 Si on prend le cas de F. cette dernière fait des crises en présence de ses parents lorsqu’ils sont à la maison.

 

Des parents présents conseillent aux parents de F de ne pas accepter ces crises lorsqu’ils sont à côté car dans ce cas c’est la maladie qui dirige le quotidien de la famille.

  

La personne qui souffre de TCA doit essayer de préserver un minimum son entourage qui souffre de la voir se détruire.

  

On peut alors faire le lien entre égoïsme, pudeur et respect de l’entourage.

  

Il ne faut pas non plus oublier que l’entourage peut aussi parfois se montrer égoïste car il ne veut pas accepter la maladie. Est ce vraiment de l’égoïsme ?

  

F. pense qu’il ne faut se focaliser sur celle-ci et ne pas se coller d’étiquette : je ne suis pas anorexique ou boulimique, je suis « moi, une personne qui souffre de…. »

  

Le problème avec les TCA, c’est que la personne ne rentre dans un fonctionnement spécifique, et que même lorsque la guérison se met en place au niveau psychologique il est difficile d’arrêter ce mécanisme.

  

On peut comparer cette situation à la situation d’un fumeur qui veut arrêter de fumer et qui a un réelle volonté : je ne vois plus l’intérêt de fumer mais il est très difficile de perdre cette habitude.

  

On peut alors dire que cette maladie est vécue comme une addiction.

  Concernant la question de l’égoïsme, F. a un avis nuancé.

 

Il y a certes de l’égoïsme mais il y a également tellement de souffrance que cet égoïsme devient quelque part inconscient et il est difficile d’en vouloir à la personne.

  

R. explique que la personne atteinte de TCA dépense tellement d’énergie dans cette maladie qu’elle est trop épuisée pour se rendre disponible pour les autres.

  

F. témoigne qu’il n’y a pas d’égoïsme, il n’a jamais occulté personne mais la priorité était la maladie.

  

Il dit aussi que parfois l’entourage peut être un poids car il avait l’impression de supporter également la maladie de ses proches à cause des reproches et des répercussions que cette dernière avait sur eux.

  Pour conclure, ce n’est pas vraiment la personne atteinte de TCA qui est égoïste mais c’est la maladie , le trouble qu’on ne maîtrise pas, le vrai coupable