| En cas de rechute , vendredi 4 février 2011 |
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Ce compte rendu a été fait par Alain que nous remercions chaleureusement ... COMPTE - RENDU DE LA REUNION DU 4 Février 2011 « EN CAS DE RECHUTE » Présents : 9 femmes et 2 hommes. S et F acceptent d’animer la réunion. Nous avons le plaisir d’accueillir C qui vient des Alpes de Hte Provence. I . Quelques questions : Ÿ Peut-on guérir des TCA ? Ÿ Les rechutes sont-elles un échec ?, une période de transition ?, un tremplin ? Ÿ Les rechutes sont-elles nécessaires dans un processus de reconstruction ? Ÿ Y a t il des degrés dans les rechutes ? II. Le « ressenti » par rapport aux rechutes
Ÿ On n’est jamais à l’abri d’une rechute. Ÿ La rechute est toujours présente pour moi. Ÿ Elle est une épée de Damoclès permanente dans mon esprit. Ÿ La rechute entraîne une culpabilisation. Ÿ Le terme de « rechute » peut avoir un aspect extrêmement négatif, voire désespérant . Ÿ Elle me sert de garde-fou. Ÿ A chaque fois que l’on retombe, on ne peut pas retomber plus bas. Ÿ Les rechutes ont des niveaux différents selon le vécu du moment. Elles sont plus ou moins intenses. Ÿ J’ai peur de parler de rechute car j’ai toujours peur de retomber. Ÿ Le TCA est devenu une composante dans ma vie : je dois vivre avec. Ÿ Je ne parle pas de mon TCA à mon entourage . Mon TCA m’est très personnel. Je ne souhaite pas que ce trouble parasite mes relations avec ma famille, mon compagnon. Ÿ Ce n’est pas forcément un échec. Ÿ Je pense que la rechute fait partie de la guérison Ÿ J’ai l’impression que mon psychisme est, en permanence, habité par l’idée de nourriture. Ÿ Les TCA sont des fuites qui enlèvent de l’autonomie individuelle. Ÿ J’ai l’impression d’avoir un TCA pour combler un vide existentiel. Ÿ Et moi, un mal-être permanent. Ÿ Je n’accepte pas la frustration.
Ÿ Je fais la différence entre l’anorexie qui me semble davantage du domaine cérébral et la boulimie qui serait plutôt du domaine gustatif.
III. Quelques moyens pour les éviter : Ÿ Le groupe de parole a été libérateur pour moi. Puisque j’ai été capable d’en parler à un groupe, j’ai pu ensuite en parler avec des amis, puis avec ma famille. Ÿ Souvent la parole libère: je l’ai vécu à plusieurs occasions. Ÿ Pour ma part, ne pas parvenir à parler de mon TCA empoisonne ma relation avec mes proches. Parmi les moyens qui fonctionnent pour certains : Ÿ Se trouver des petits « trucs » qui font plaisir. Ÿ Trouver des remplacements de compensation : musique, sport, bénévolat, écriture ... Ÿ Pouvoir faire des choix. Ÿ J’ai trouvé du plaisir autrement que dans la frustration. Ÿ Dans une société qui prône la consommation comme élément de bonheur et de réussite, il faut apprendre à « faire simple » Ÿ Etre dans le présent : « ici et maintenant » Ÿ Ne pas se donner des objectifs trop contraignants. Ÿ Se regarder de manière positive. Ÿ Trouver ou retrouver l’estime de soi. Ÿ Dans l’estime de soi, il y a plusieurs catégories ( physique, professionnel) et plusieurs degrés : je m’estime plus ou moins selon les événements, les circonstances. Ÿ On n’est jamais à l’abri d’une rechute possible, mais il ne faut pas s’enfoncer dans le pessimisme et le défaitisme : « je n’y arriverai jamais ! » Ÿ On peut être aidé par un thérapeute mais il est important de rencontrer le « bon » thérapeute au « bon » moment, celui où on est prêt à se laisser aider. Ÿ Importance du « lâcher prise » pour se faire accompagner. Ÿ Se dire que la rechute n’est pas forcément un échec. Ÿ La guérison ou la « non rechute » demande du temps, souvent de longues années. Accepter cette notion de temps. Florence nous parle du livre « Faire face à la boulimie » d’Alain Perroud, (éditeur - Retz) un outil qui peut permettre de se rendre compte qu’on n’est pas seul face à ces problèmes. La prochaine réunion - même lieu - même heure aura lieu le 18 février 2011 sur le thème de « l’improviste, l’inattendu ».A bientôt.
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