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Du coeur au ventre vendredi 8 avril 2011

                          Compte rendu de la rencontre du 8 avril 2011, ce compte rendu à 4 mains nous a été offert par Alain et Liliane que nous remercions chaleureusement.

                                        «  DU  CŒUR  AU  VENTRE » 

 Présents : 9 femmes et 4 hommes   La présentation de chacun - avec des témoignages personnels - permet d’aborder déjà le thème de ce soir : «  Du cœur au ventre »  

Pourquoi ce nom ?

  

Roland et Marie-Christine qui ont été à l’origine de la création de l’association, avec d’autres parents, nous expliquent que l'association a commencé à exister en lien avec une association existante dont le siège était à Paris.

  

Très vite les membres de l'association à Allauch ont préféré être autonomes et gérer les groupes de parole comme ils le voulaient, la présidente de l'association parisienne n'a pas désiré nous laisser utiliser le nom de cette association. De plus , la mairie d'Allauch qui nous aide financièrement et qui nous permet d'utiliser ses salles préférait que le siège de notre association soit domicilié sur la commune.

  

Une liste de noms a été proposée au vote et en lisant le livre de GUY Carlier "le cœur au ventre" , le nom a interpellé Martine qui a contacté l'auteur. Guy Carlier a été très heureux de nous donner l'autorisation d'utiliser le titre de son livre pour notre association et Cœur au Ventre est née le 23 janvier 2007 après une année et demi d'existence sur Allauch.

   

Pour préciser le thème, une question est posée : quelle est la part de l’affect dans notre relation à la nourriture ?

   

Chacun donne son témoignage, son sentiment ou son expérience :

 

Ÿ        « Cœur au ventre » : c’est viscéral : ce sont les « tripes » qui parlent .

 

Ÿ        Pour moi, le ventre fait penser à la maternité : c’est lui qui donne la vie.

 

Ÿ        Dans la nourriture, il y a une relation très forte à la mère.

 

Ÿ        On reparle de l’importance des mères dans la construction de la personnalité des enfants et des ados.

 

Ÿ        Certaines mères vivent comme un complexe d’avoir un enfant souffrant de TCA parce qu’elles culpabilisent. Elles pensent qu’elles n’en font pas assez.

 

Ÿ        L’équilibre est difficile  à trouver entre une relation « normale » et une surprotection , entre le « dire » et le « faire ».

 

Ÿ        Une pensée bouddhiste a bien aidé une participante : «  Envisagez quelques instants que vous avez choisi vos parents. Ils ne sont pas responsables de tout , je les ai choisis »

 

Ÿ        Une autre participante dit qu’il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises mères : il n’y a que des mères .

 

Ÿ        Une autre cite l’expression : « Il n’y a que des mères suffisamment bonnes » .

  

On insiste sur les difficultés des relations entre parents et enfants.

 

Cette relation est souvent très conflictuelle, avec des cheminements difficiles, parfois même des impasses. Plusieurs témoignages prouvent la complexité des rapports ainsi que la difficulté de sortir de la maladie. Quelques jeunes dans l’assistance font partager leur expérience et leurs tensions avec leurs parents. Une question leur est alors posée : « dites nous : que dire, que faire quand on est parents et que le dialogue est devenu franchement impossible »  ?

 

Cet échange de points de vue est très intéressant, apportant des éléments de réflexion aux uns et aux autres.

  

Un autre aspect est évoqué : le lien avec l’extérieur

 

Ÿ        La nourriture, j’ai l’impression que c’est faire rentrer le monde en moi.

 

Ÿ        Pour moi, c’est un lien très fort avec les autres.

 

Ÿ        Pour moi, au contraire, quand je mange, c’est la solitude.

 

Ÿ        Quand je vais mal, je mange toute seule.

 

Ÿ        Le manque affectif me crée des pulsions. C’est quand je suis angoissé et que j’ai besoin de me rassurer que j’ai alors des pulsions très fortes de nourriture.

 Ÿ        A l’inverse, quand je suis amoureuse, je ne souffre pas de boulimie. Le bonheur et l’amour m’apaisent et me rassurent.

La nourriture serait-elle le comblement d’un vide ?, d’une non relation avec les autres ?, de difficultés relationnelles ?

  

Une autre question est posée : « Pourquoi est-ce que j’éprouve le besoin très fort d’aider les autres et que je n’arrive pas à m’aider moi-même ? »

 

Ÿ        Aider les autres, moi j’en ai besoin, cela me rend heureuse.

 

Ÿ        Faire du bénévolat m’aide à me réaliser.

 

Ÿ        Quand ma tête souffre, j’ai l’impression que c’est tout mon corps qui est meurtri.

 

Ÿ        Quand j’étais malade, je croyais ne pas avoir besoin des autres. Maintenant, j’ai toujours besoin d’être entouré.

 

Ÿ        La nourriture, comme l’alcool ou la drogue peuvent devenir des addictions qui, quelles qu’elles soient, coupent du monde réel et donc du monde extérieur.

 

Ÿ        Je ne comprends pas cette dichotomie, cette séparation entre le cœur et le ventre.

 

Ÿ        Je relie « cœur au ventre » , non pas à l’affect mais à la peur : « peur au ventre ». Depuis que j’ai fait un accident cérébral dû à mon anorexie, j’ai peur. Peur de manger ? Peur de vivre ?

 

Ÿ        Quand on a peur, on se met des limites.

 

Ÿ        Et, quand on tellement peur, cette peur prend le dessus sur tout.

 Ÿ        Le trouble alimentaire sévère pousse à des états seconds : quand je me mets en colère, j’explose et mes mots dépassent ma pensée.  

Un autre « symptôme » est alors décrit : la colère.

 

Ÿ        Souvent, je me mets en colère contre moi-même : ce n’est pas forcément contre mon propre entourage.

 

Ÿ        Moi, je peux être très violent, je peux tout casser. Après, je culpabilise.

 

Ÿ        Je reconnais que je suis odieuse quand je suis en colère.

 

Ÿ        J’ai l’impression que ma colère m’envahit tout entier et me dépasse complètement.

 

Ÿ        La colère peut être réparatrice quand elle est transformée en positif.

 

Une participante cite la « technique » du coussin : il vaut mieux battre son coussin que ses parents. Il vaut mieux crier, voire hurler contre son coussin - qui est prêt, lui à tout entendre - que de crier après ses parents ou son entourage.

 Ÿ        Mieux comprendre la colère m’a aidé à remonter dans les souvenirs de ma petite enfance. J’ai pu constater que certains événements avaient pu être traumatisants et destructeurs.   

Des participants disent alors ce qui a marché pour eux et les a aidés à progresser

  

Ÿ        La « pensée positive » m’a beaucoup apporté.

 

Ÿ        Il faut faire sortir - ou ressortir - ses émotions, même très anciennes.

 

Ÿ        Il faut « canaliser » angoisse et émotion.

 

Ÿ        Croire que l’autre a de la valeur, même s’il est en état de souffrance, et le lui dire.

 

Ÿ        La haine, la colère, la violence démolissent.

 

Ÿ        Importance de s’occuper de soi, de reprendre plaisir à mener une vie « normale ».

 

Ÿ        Dans l’écoute et le partage, il se dégage une force humaine faite d’énergie.

 

Ÿ        Ne pas devancer la demande mais bien l’écouter et essayer d’y répondre.

 

Ÿ        Connaître les problèmes pour avancer.

 

Ÿ        Il faut toujours garder confiance et instaurer avec les autres une relation de confiance.

 

Ÿ        Le ventre et le cœur doivent être remplis tous les deux à quantité et qualité égales .

 

Ÿ        Garder l’esprit ouvert pour avoir un cœur léger.

 

Et, comme le souligne, avec humour, l’un de nous : « pour ne pas avoir le cœur gros, il faut avoir un ventre suffisamment rempli : pas plus, pas moins. »

 

Un autre termine : «  Et puis, parler du cœur et du ventre, c’est parler de l’Amour et de la Vie »

  

Pour finir, une très bonne nouvelle : Marie « nous » a donné une petite Elodie, née le 1er avril. Le bébé, ( 2,8 Kg) et la maman se portent bien. Nous leur souhaitons plein de bonheur et nous avons hâte de les voir toutes les deux.

  

Nous terminons cette rencontre par une citation de Cécile, une ancienne adhérente qui a quitté la région et qui a écrit ceci dans le livre d’or de l’association :

 « Au sein de « Cœur au Ventre« , je me suis reconnectée avec mon cœur. L’après « Cœur au Ventre » m’amène, petit à petit, à faire la paix avec mon ventre. Gardez l’espoir ! »                            __________________________________________  

Christine nous informe qu’elle compte organiser, fin avril,  une réunion sur l’équilibre alimentaire avec les produits « beauty-santé » L.N. international.

 Pour plus de détails, n’hésitez pas à la contacter personnellement : 06 78 80 48 65 . 

La prochaine réunion aura lieu le vendredi 22 avril sur le thème : « l’argent, le rapport à l’argent ».