| Souvenirs d'enfance et relation à nos parents 11 Janvier 2008 |
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Compte rendu de la réunion du groupe Cœur au ventre du 11 Janvier 2008 Ce soir, beaucoup d’absents, nous ne sommes que 8 pour notre premier groupe de parole de l’année 2008. En effet, des déplacements de travail ou problèmes familiaux ont empêché certains de nos membres d’être parmi nous ce soir. Et puis notre chère Présidente se remet d’une opération. Nous souhaitons à tous & à toutes que les choses aillent vers le mieux. Nous mettons au point notre intervention au lycée Sévigné pour la semaine prochaine. Ouf, grâce à la bonne volonté et la motivation de chacun, nous pourrons assurer ces journées et répondre aux attentes de cet établissement scolaire. Nous abordons notre thème du jour : « Souvenirs d’enfance et relation à nos parents »
Quand et comment commencent nos troubles ? Nos troubles ont-ils eu un déclencheur dans l’enfance ? « Le jour de ma communion, j’ai eu mes règles. Je regardais ma mère et ma sœur et je n’arrivais pas à me décider à le leur dire. Car je n’avais pas envie de basculer dans leur monde, de rentrer dans leur clan. En fait, je rejetais cette état qui m’arrivait car dans ma mère je ne reconnaissais pas de féminité, seulement de la faiblesse et le la vulnérabilité. Je ne voulais surtout pas lui ressembler.
D’ailleurs, plus tard on m’a dit que j’avais encore des formes d’adolescente et quelque part cela m’a fait plaisir à entendre….. » « Ma mère m’a souvent dit que je manquais de féminité et cela me blesse profondément car je le pense aussi lorsque j’ai trop de poids » « Tout dépend de l’idée que l’on se fait de la féminité. En fait, les filles d’aujourd’hui sont plus masculines que la génération précédente »« Moi j’aurais aimé avoir une maman qui se parfume ou se brosse les cheveux. C’est mon image de féminité. »
Le déclencheur n’est pas automatiquement dans l’enfanceEn fait, il peut y avoir un déclenchement à n’importe quelle période, suivant les événements que l’on vit. « Mes enfants étaient encore très jeunes, j’ai dû faire face à une situation dure à gérer et je n’avais personne à qui me confier, personne capable de comprendre ma souffrance. J’ai perdu l’appétit et j’ai commencé à presque plus m’alimenter, simplement parce que je n’avais plus faim. De plus, je libérais ma souffrance en courant. Je me dépensais donc beaucoup physiquement, et j’avais perdu beaucoup de poids. Je ne me rendais pas compte que j’étais en train de tomber dans un comportement d’anorexie.Heureusement, quelqu’un m’a prise en photo. Là j’ai eu un choc, je ne me suis pas reconnue. Cela m’a permis de réagir car j’avais mes 2 enfants et je ne pouvais pas me permettre d’être malade. » « Moi c’est le contraire. Car à 15 ans, au mariage de ma sœur, je me suis vue sur une photo. Je me suis trouvée grosse et horrible. J’ai décidé à ce moment là de ne plus manger »
« C’est vrai que la photo est un vrai moyen de comparaison. Car moi, je suis à une période où je n’arrive pas à me « voir », me définir. Je suis incapable en me regardant dans une glace de me dire si je suis maigre, mince, ou grosse. Je dois demander aux autres. La seule chose qui peut m’aider ce sont les vêtements. » Relation aux parents
« Ma fille a commencé à vouloir perdre du poids il y a 2 ans lorsque des copains lui ont fait une réflexion non fondée à mon goût. Depuis on est en conflit et elle s’est même coupée de sa vie sociale. » « Ma fille à moment donné dans son parcours scolaire, a voulu changer d’orientation. Son père ne l’a pas comprise et pas acceptée. Moi je faisais le tampon entre eux et je récoltais toute la colère et la hargne qu’elle déchargeait sur moi. Jusqu’au jour où j’ai réagi et convaincu son père de changer de comportement. Ma fille a complètement changé d’attitude car en fait, elle attendait de nous que nous écoutions son malaise et que nous la comprenions. » « On a tendance nous les parents à vouloir régler les problèmes de nos enfants, car on veut que leur vie soit meilleure que la nôtre, qu’ils ne rencontrent pas nos soucis ». « Oui, mais trop d’amour peut aussi être un danger . Bien doser l’amour que l’on donne est très compliqué ». « On attend de nos parents qu’ils nous protègent tout en nous donnant des limites, des indications ». « J’ai toujours essayé d’être une mère, une épouse parfaite. Avec le temps, j’ai compris que le « parfait » n’existe pas. Les enfants doivent s’accommoder de moi telle que je suis ». « Il faut accepter qu’avant d’être des mères, nous sommes des êtres humains »
« C’est vrai que lorsque une mère a un enfant en souffrance, elle ne peut pas être épanouie. Mais j’ai compris que je ne devais pas pour autant fermer ma porte au bonheur, car ça ne servait à rien, ça n’arrangerait pas la souffrance de ma fille, bien au contraire. » En conclusion, on se trompe peut être de direction en cherchant une cause dans l’entourage :« j’ai compris que tout est éphémère dans l’entourage, l’équilibre est en moi. Moi seule ai le pouvoir d’être en paix » …. |



