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Compte rendu de la réunion du groupe Cœur au ventre du 19 Octobre 2007
Compte rendu de la réunion du groupe Cœur au ventre du 19 Octobre 2007  

Nous sommes 13 à débattre ce soir de notre sujet :

 

Comment bien évoluer dans sa sexualité – pulsions charnelles.

 

 Nous prenons un peu de temps pour nous présenter et pour décider des prochaines journées de stage (Yoga, stage sur la culpabilité, séances de psychothérapie par la respiration consciente), puis nous rentrons dans le vif du sujet :

 

    

Notre sexualité est en grosse partie influencée par notre éducation et par le regard que nos parents avaient sur leur propre vie sexuelle.

 

-          Ma mère me disait : «  méfie toi, méfie-toi, méfie-toi » sans savoir elle même de quoi il fallait se méfier (était-ce encore un de ses non-dits transmis de façon transgénérationnelle et inconsciente ?)

 

Les préceptes d’avant nous inculquaient que le désir était "sale".

 

Parfois même c’était un non dit mais qui se répercutait de mère en fille sans trop savoir le pourquoi et ce qui avait bien pu se passer.

 

-          Ma belle sœur me disait «  tous les mecs sont des salauds » pourtant elle ne se rappelait pas que sa mère le lui ait dit avec des mots.

 

C’était un ressenti dont elle avait hérité. En en parlant , elle a fini par comprendre qu’une de ses aïeules avait été violée et que de mère en fille , elles se passaient ce message « les mecs sont des salauds », elle a commencé à se remettre en question.

 

Du coup, comment ne pas faire passer aussi ces informations dévalorisantes sur la sexualité à nos propres enfants ?

 

-          « Par mon vécu, mes propres peurs et mes émotions ressenties au cours de mon adolescence, je n’ai pas pu faire passer à ma fille tout le bon du désir et du plaisir »

 

On peut se reprocher de ne pas assez expliquer la sexualité à nos enfants, comme on se reprochera de trop leur en avoir parlé. Est ce que trop de mise en garde ne risque pas de compromettre leur soif de connaissance ?

  

Plaisir et Désir sont reliés et à la fois très différents. Car le désir est plutôt  de l’ordre du phantasme, de l’attente alors que le plaisir se vit dans l’instant présent.

 

Dans l’enfance, le plaisir et le désir restent romantiques car c’est plus l’imagination qui travaille. Le passage à l’adolescence confronte au réel et c’est à se moment là que tout peut changer dans notre conception de notre future sexualité.  

 

 

 

   Les TCA et la sexualité sont ils étroitement liés ? 

 

 En effet, la perte du désir alimentaire entraîne souvent la perte du désir sexuel.

Le fait de maigrir est peut être une façon de disparaître, de ne plus attirer le regard de l’homme.

 

Relation également entre la peur de ne plus contrôler son poids et celle de ne plus contrôler ni maîtriser son désir.

 

 

L’anorexie n’est elle pas aussi une insatisfaction permanente qui s’exprime par l’incapacité de savourer le moment présent ?

 

D’où recherche de perfection, même auprès des autres « ma fille ne garde pas ses copains, elle les décourage malgré l’amour qu’ils pourraient lui donner »

 

Si l’anorexie lève le désir « dans mon corps ce n’est pas possible tellement il est affaibli », à l’inverse la boulimie n’est elle pas aussi un frein à l’amour « la graisse protège des émotions ».

  

Le désir sexuel est un plaisir vital (autant qu’un besoin) au même titre que manger et boire. Les TCA interdisent tous les plaisirs de base.

 

« J’ai "préféré" la maladie à tout. J’ai même renvoyé mon copain »

  Il semble donc que le fait de se priver de plaisir n’est pas uniquement sexuel mais englobe tous désirs (comme les vêtements, les sorties, les rencontres etc…)

 

 

Dans le cas des TCA, il y a cette notion de punition, en s’interdisant le désir et le plaisir, on s’interdit surtout le droit au bonheur.   

  

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  Dans un de ses Mantras sur le site, Monique avait sélectionné :

« approchez l’Amour et la Cuisine avec un abandon insouciant ».

 

  Ce  lâcher prise évoqué pour ces deux domaines ne prouve t-il pas qu’ils sont étroitement liés ?