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Les secrets , les non-dits , la culpabilité, 14 Mars 2008

Compte rendu de la réunion du groupe Cœur au ventre du 14 Mars 2008

 

 

Merci à Joëlle pour ce super compte rendu et à Eric pour les notes qu’il a prises pendant la séance  

 

 

Ce soir,  nous  sommes 17 membres et une intervenante, Olivia Bonnefont praticienne en massages énergétiques chinois.

  

Olivia nous propose des stages de massages énergétiques chinois, car pour que l’esprit aille mieux, il faut d’abord se réapproprier son corps.

  

Nous abordons le thème de ce soir :

  

                                               « Les secrets, les non-dits, la culpabilité »

 

 

 

    Suite à la lecture d’un texte, nous avons du mal à entrer dans la conversation. Un grand silence marque bien la difficulté à dire les choses. Est ce de la timidité ou bien le fait que les gens n’ont pas envie d’entendre ?« Ou plutôt n’ont pas envie ou peur( ?) de dire. »

 

  

Non-dits et  secrets

   « Ils sont en nous, et passent de génération en génération. Souvent suite à un traumatisme . On peut prendre conscience de la valeur d’un secret et de son origine. Mais il ne peut être dévoilé qu’en douceur le jour où on est prêt à l’entendre. »

 

 

« Le non-dit est différent du secret »

  

« le secret, tout le monde ne sait pas le garder, il peut être dévoilé ou deviné »

  

« Le non-dit est plus destructeur, il est fortement lié à l’entourage (famille, social). C’est une incapacité à dire les choses qui peut donc se manifester sous une autre forme (maladies, troubles du comportement)  lorsqu’il y a un élément  déclencheur »

  « Essayer de comprendre le fonctionnement et la cause d’un mal-être,  donne un sens au non-dit et permet de relever la tête, de se reprendre »

 

   

 Non-dits dans les TCA - culpabilité.

   « J’ai  du mal à communiquer avec ma fille, je n’ai jamais su la valoriser car je ne l’ai jamais été moi-même par ma famille. Il y a des non dits dans nos vies car il y a de la non communication. Le fait de venir ensemble aux réunions a amélioré les choses. »

 

 

« La première fois où je suis venue, j’ai ressenti trop de culpabilité et ça m’a fait mal. Mais d’entendre ma mère dire qu’elle peut guérir de ses blocages me rend heureuse ».

   

« Justement, comment les filles ressentent la souffrance des parents ? »

  

« Celles qui ne veulent pas en parler, sont dans le déni. C’est un choix qu’elles seules peuvent faire »

  

« La douleur des parents est à prendre en compte. Voir sa fille se détruire, c’est terrible. »

  

« Ma fille sait très bien la souffrance que l’on ressent mais elle doit guérir pour elle »

  

« Je trouve qu’il y a beaucoup de narcissisme dans cette maladie. Un peu comme les gens qui vont sculpter leur corps dans des salles, il y a d’ailleurs beaucoup de garçon,s qui tombent dans les TCA à cause de cette image de corps « body-sculpté » idéal »

  

« Je trouve normal qu’on devienne égocentrique quand on est malade. On appelle au secours car on a besoin d’amour et c’est l’ego qui est malade. »

   

« Je ne suis pas d’accord. Dans l’anorexie comme dans la boulimie, la personne s’oublie au contraire. Elle se met en retrait. C’est bien pour cela que dans une thérapie on apprend à dire, j’existe, je m’aime. Ce n’est donc pas de l’égocentrisme mais plutôt de la rébellion. »

  

« La maladie est une manière de se sentir exister. Les TCA  sont liés à l’affectif. On peut avoir plein d’amour autour  et manquer de confiance en soi. Le fait de faire des crises de boulimie, étouffait l’émotion que je ne voulais pas sentir. J’avais l’impression que ça me sauvait de quelque chose. »

  
Culpabiliser ne sert à rien
 

« Les gens ne se rendent pas compte du piège qu’est cette maladie. Je suis très en colère car j’ai le sentiment d’impuissance devant ces personnes qui se détruisent. C’est un vrai gâchis. »

  

« Il y a un côté mécanisme dont il faut se méfier, qui se crée au fil du temps. Ce sont ces automatismes qui sont très durs à abandonner en thérapie ».

  

« Dans ma thérapie, j’apprends à ré-associer le corps et l’esprit, à accepter ce que je suis, ma différence d’avec les autres. Ca marche car j’aime la vie. »

  

« En tant que parents, on est très malheureux mais il faut se ménager quand même des moments de joie, cette soupape est vitale pour garder un esprit clair et pour aider à se déculpabiliser. »

  

« Quand j’étais dans la culpabilité, ma fille n’allait pas mieux. Ce n’est pas en se laissant aller qu’on peut les aider. Il faut au contraire être dans la vie pour leur monter un chemin positif à suivre. »

  

« Et surtout ne pas oublier que l’on est responsable de leur naissance et de leur éducation, mais coupable de rien car on a fait ce que l’on pouvait. Il n’y a pas de mauvais parent ni de parent parfait , il y a des parents. » ( belle invitation à la conférence d’Isabelle Filliozat le 28/03/08 à la salle Robert Ollive à Allauch)