Accueil arrow Nos Réunions arrow Comptes Rendus arrow Compte rendu de la réunion du 7/09/2007 : l'influence des médias
 
 
Compte rendu de la réunion du 7/09/2007 : l'influence des médias

 

Juste un petit hommage à Sylvie qui va m’en vouloir d’avoir écrit ces lignes mais qui nous a fait un compte rendu agréable à lire , à son image, c’est à dire franc et plein de vie , allant à l’essentiel et retranscrivant parfaitement la réunion d’hier au soir  

Merci Sylvie 

Je souhaite juste la bienvenue aux nouvelles  en leur souhaitant de garder le courage qui les a poussées jusqu’à nous et qui va les aider à s’en sortir. 

 

 

Compte rendu de la réunion du 7/09/2007 

 

Il n’est que le reflet de ce qu’a retenu la secrétaire du jour !

 

Cette fois nous étions nombreux, 15, nous ne nous étions pas revus depuis fin juin et il y avait de nouvelles personnes, parmi elles certaines étaient les filles de parents fréquentant le groupe depuis plus ou moins longtemps.

 

Le tour de table durant lequel sont faites les présentations et données les infos a été bien sûr long, de plus nous savons que lorsque de nouvelles personnes nous rejoignent elles ont le besoin plus que légitime de s’exprimer sur ce qui les conduit jusqu’à nous, souvent après des hésitations et avec appréhension, parce que nous sommes avant tout un lieu où on vient pour pouvoir enfin parler de soi, il est  normal que le « thème » du jour ne soit pas notre priorité.

 

On se retrouve aussi pour partager nos expériences ce qui nous amène à parler des différentes thérapies  .On fini par être d’accord sur le fait que chacun doit trouver la méthode qui lui convient, ne pas se décourager et tenter de trouver le thérapeute avec qui lui convient. L’association essaie de présenter différentes personnes qui lui semblent susceptibles d’apporter quelque chose à ses membres,  mais il est difficile d’être « garant  du  travail proposé », nous n’avons que notre bonne foi comme excuse sachant que chacun doit toujours utiliser son esprit critique, et que telle ou telle méthode ou thérapeute peut convenir à l’un et pas à l’autre, et, qui plus est cela dépend aussi du moment où a lieu la rencontre.

Les thérapeutes utilisant une méthode très spécifique, comme la généalogie, conseillent parfois de faire une thérapie en complément ce qui est une démarche rassurante.

Le problème de la nécessité d’une hospitalisation se pose. Il semble que ça puisse être une solution pour faire une pose, améliorer un état physique critique, mais dans tous les cas il est nécessaire de se faire suivre aussi sur le plan psychique. Mais la peur de quitter les TCA derrière lesquels on se cache et on camouffle nos vrais tourments apparaît.

 

 Le sujet du jour était : « L’influence des médias »

 

Il semble qu’une seule des personnes présentes associe le début de ses TCA et un désir de se conformer aux dictas de la mode, il  faut éviter les généralisations,  les TCA sont plus liées à l’expression d’un mal-être, d’une souffrance qu’au désir de ressembler à un idéal. Sont mises à l’index les marques de vêtements proposant aux jeunes filles des modèles qui ne sont portables que par des personnes très minces, ou carrément n’ayant pas de formes féminines.  Il semble qu’au niveau des professionnels de l’habillement il y ait une évolution prenant en compte le fait que la morphologie des gens ne correspond pas aux petites tailles.

Pourtant le regard des autres, et les remarques face à la différence sont parfois très cruels ;

 

Ceci nous amène à l’image de soi : quel que soit l’aspect physique (surpoids ou maigreur, même extrêmes), très souvent lorsqu’on souffre de TCA on ne se « voit pas » telles qu’on est. Certaines personnes se savent très maigres et aimeraient peser un poids qui leur semble juste et dont elles sont très éloignées mais l’idée de prendre 300 g leur est insoutenable, d’autre n’ont conscience de leurs formes que lorsqu’elles regardent des photos !

 

Que l’on se cache  derrière  l’image de quelqu’un de jovial qui sait profiter de la bonne chair, ou de celle de quelqu’un qui maîtrise parfaitement son apparence,en cas de grande détresse on peut aller vers l’extrême pour qu’enfin  l’on reconnaisse l’immense souffrance qui nous habite. Quelqu’un dit «  j’ai voulu dépérir pour montrer à quel point j’étais mal ! »

 

L’absence de sensations comme la faim, la satiété, mais aussi parfois la fatigue malgré les insomnies et l’hyperactivité est évoquée.