| Compte rendu de la réunion du 5/10/2007 : Faire des deuils successifs à chaque étape de la vie pour |
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Compte rendu de la réunion du groupe Cœur au ventre du 05 octobre 2007 Ce soir nous sommes 10 malgré l’absence de plusieurs « habitués » car nous accueillons 4 nouvelles personnes. Aussi il nous est difficile de commencer notre thème car les présentations sont longues et chacune a besoin de s’exprimer sur son cas particulier. Mais c’est aussi à cela que servent nos réunions. Mieux se connaître pour mieux se confier. Nous parlons de la prochaine conférence sur les troubles de l’alimentation qui va se dérouler à Aix en Provence le 18 octobre prochain animée par Mr SOULIER. Il est rappelé à chacun de s’inscrire fermement en début de semaine sur notre site ou auprès de Marie-Christine.
Nous parlons aussi de la thérapeute Nelly CHEVREAU-COLLAT que Marie-Christine et moi-même avons rencontrée ce matin et qui nous propose de faire des ateliers en groupe ainsi que de nous recevoir individuellement. Bien que nous ayons été séduites par les propositions de cette thérapeute, les membres de notre groupe de parole préfèrent attendrent de la connaître en « chair en os » pour se faire une opinion et accepter de tenter une séance de thérapie avec elle. Une description de sa méthode de travail doit être mise en ligne très prochainement.
Le thème de ce soir : « Faire des deuils successifs à chaque étape de la vie pour grandir »
Nous abordons ce sujet en évoquant les deuils dans notre parcours qui nous ont changés.En effet, perdre une personne aimée nous oblige souvent à nous secouer, pour survivre et trouver un autre sens à notre vie. - « En 5 ans, j’ai tout perdu, d’abord mes parents et mon fils. Mon autre fils est tombé dans une addiction. Puis on s’est séparés avec mon mari. Tout d’un coup, je n’étais plus « la femme de … », plus « la mère de… », ni « la fille de… ». J’ai eu l’impression à ce moment là de n’être plus rien du tout. Puis j’ai dû réagir, devenir plus forte, j’ai fait des choses que je n’aurais pas pu faire avant. C’est comme une force qui m’a poussée à changer mon comportement et ma vision des choses. Cela m’a permis de recommencer une nouvelle vie. Oui j’ai grandi»
Le fait de se séparer de son conjoint également nous paraît insupportable et on se raccroche à des petits détails « je pensais ne pas être capable de passer la tondeuse à gazon seule », ou « je ne pourrai jamais m’occuper des comptes puisque c’est lui qui s’en est toujours chargé ». On focalise sur des choses matérielles alors que la vraie terreur c’est le vide. C’est pratiquement pareil pour un deuil car on s’imagine qu’on ne remontera pas la pente sans cette personne. Bien souvent c’est le fait d’être confronté à nos peurs qui nous pousse à réagir, nous donne cette force que nous pensions ne pas avoir en nous « lorsque j’ai perdu ma mère, j’ai trouvé la force de lire une lettre pour elle. Quelque chose m’y a poussé »
« Lorsque j’ai perdu mon fils, mes amis se sont éloignés de moi, et c’est moi qui ai dû les rassurer pour qu’ils reviennent. Donc j’ai grandi, parce qu’il m’a fallu une force surhumaine pour ce faire. »
En fait lorsqu’une maladie survient dans notre famille (maladie dont on sait qu’il n’y a pas d’issue), on se fragilise et on ne voit même plus les mêmes amis, on s’isole, on est dans l’attente de l’irrémédiable. Et lorsque « ça » arrive, il se peut que l’on soit soulagé et que l’on puisse enfin réagir car on doit prendre les choses en main et ne plus subir uniquement.
Deuil de la personne que l’on était
Au cours des épreuves de la vie (deuils, maladies, séparations…etc), on doit accepter de faire le deuil de ce que l’on aurait voulu être. Apprendre à s’accepter. Laisser de côté ce que l’on a appris par notre éducation.
Pour grandir, on doit abandonner ses « vieilles frusques » , faire un travail sur soi, faire un grand pas. Ne plus être dépendant de quelqu’un ou quelque chose, lutter contre les sentiments.
C’est à se prix là que l’on peut gagner en liberté. Il s’agit aussi de faire le deuil d’être « la mère de l’enfant idéal ». Grandir rime t’il avec guérir ?
On peut se sentir plus forts à chaque étape de notre vie sans que cela règle nos réels problèmes : « J’ai grandi et géré à mon grand étonnement beaucoup de problèmes lorsque j’ai dû assumer un deuil, par contre mes crises de boulimies n’ont pas cessé. Pire elles sont revenues avec intensité. |



