| La rancoeur dans le couple et ses conséquences 29 février 2008 |
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Merci Joëlle pour ces bons compte-rendus que tu fais à chacun des groupe de parole. Compte rendu de la réunion du groupe Cœur au ventre du 29 février 2008
Ce soir, nous sommes 32, beaucoup de personnes nouvelles nous ont rejoints. C’est certainement un signe révélateur que de plus en plus de gens souffrent de TCA ou du moins osent en parler et font la démarche de venir participer aux groupes de parole.
Parmi toutes ces belles personnes, nous accueillons : - France, qui pratique l’Art thérapie (elle travaille sur le corps par l’intermédiaire de la photographie, du dessin, de la peinture) nous propose ses services pour organiser des stages de psychothérapie. Nous attendons vos réactions pour pouvoir éventuellement organiser quelques stages.- Emilie Dolladille, jeune écrivain de 19 ans qui vient de publier son témoignage dans le livre « Disparaître pour exister » où elle explique sa descente aux enfers et sa guérison.
Thème de ce soir : «La rancœur qui peut s’installer dans un couple et ses conséquences sur les enfants» Peut -on rejeter la faute sur l’autre ?
- J’ai beaucoup de rancœur envers mon mari car je pense qu’il fuit ses responsabilités et je me sens seule à assumer la maladie de ma fille. J’ai été très ferme avec elle quand j’ai compris qu’elle me manipulait. Lui s’est détaché de tout ça, il a ignoré le problème. - Les TCA sont surtout en rapport avec la mère, il ne faut pas jeter la pierre aux pères. Peut-être aussi que l’homme se sent souvent rejeté du couple mère/enfant. - Je suis un père très présent, je fais front à ma fille et à ses problèmes. Je suis sûr que je vais l’aider à s’en sortir en restant ferme. - Tous les cas sont différents, les pères aussi. J’ai une relation très passionnelle avec ma mère, je l’aime, je la déteste. Pendant ma maladie, ma mère culpabilisait, je culpabilisais. Mon père, lui ne stressait pas, aussi il était plus à même de m’écouter, son calme et son écoute m’aidaient. Je pense qu’entre les deux parents il doit y avoir un partage des rôles. - Il n’y a pas de parents parfaits et ils ne peuvent malheureusement pas grand chose pour aider leurs enfants qui souffrent de TCA. La volonté des parents n’a aucun pouvoir sur la guérison. La culpabilité nous pousse à dire qu’on ne fait pas la bonne chose pour son enfant. Doit- on culpabiliser ?
- C’est vrai, les parents ne peuvent pas œuvrer pour la guérison et justement il en découle un sentiment de culpabilité. Pourtant s’ils ne sont pas la cause de la guérison ils ne sont pas non plus la cause de la maladie !!…………. - Pour des parents il est normal de ressentir un sentiment de culpabilité mais ils y sont pour rien et l’enfant non plus. - Les parents doivent accompagner leurs enfants dans l’amour. C’est la seule façon de permettre à ceux-ci de déculpabiliser. - Je suis une maman et je n’ai jamais culpabilisé. - D’abord il ne s’agit pas de culpabilité mais de responsabilité. Je pense qu’il est anormal de ne pas en ressentir. - Il y a une sorte de « victimisation » derrière la culpabilité. (besoin d’être écouté, de se faire plaindre). Moi je me sens mieux si mes parents ne culpabilisent pas et ne m’en rajoutent pas sur la conscience. - Il ne faut pas confondre culpabilité et amour. Ce n’est pas parce qu’on culpabilise qu’on aime plus. - En fait, nous les parents, on a donné une certaine éducation à nos enfants, certains principes et inconsciemment on attend quelque chose d’eux en retour. Ils doivent faire abstraction de ça. Moi je leur dis « soyez heureux, ne pensez jamais que vous risquez de décevoir vos parent ». - La clé pour s’en sortir c’est soi-même. Il faut en avoir l’envie. Ce n’est pas aux parents qu’il faut demander. - Ma fille m’a souvent dit « guérir pour qui ? » - On ne doit pas guérir pour les autres mais pour soi. - Le premier travail pour y réussir c’est « lâcher prise ». Ne plus se prendre la tête avec ce que l’on doit ou devrait faire, mais faire les choses naturellement comme elles viennent. - Comment se comporter au quotidien avec ses enfants pour lesquels on rentre en conflit. - D’après certains psys, il faut être ferme et se protéger soi-même. Etablir des limites « je suis chez moi et ce sont mes règles » - C’est certainement de la provocation mais le plus important est de parler et parler encore avant d’en arriver au conflit. - Si le dialogue ne marche pas, faire un compromis. Il reste la patience de part et d’autre. Tout doit être progressif. Comment améliorer les rapports parents/enfants- Après presque 20 ans d’anorexie, j’ai réussi à aller vers la guérison. Grâce à une thérapie car j’ai trouvé la bonne personne qui m’aide à me repositionner dans ma vie. Je vais beaucoup mieux. - Une thérapie familiale est une excellente chose. Le plus important est de toujours garder la communication. - Nous avons fait une thérapie à 3. J’ai dit à ma fille des choses que je ne lui aurais jamais dites sans cela. Du coup nous nous sommes rapprochées. La psychothérapie est vraiment essentielle. Je la conseille à tous les parents et même si les enfants ne veulent pas y aller avec eux. C’est bénéfique. - Tout au long de notre vie on est en attente de quelque chose …et on passe à côté de tout. Il faut être bien dans le moment présent sans se préoccuper de ce qui peut se passer demain….. - Il est important de dire les mots quand on y croit. Parler de guérison. Que les parents disent à leurs enfants qu’ils croient en eux et qu’ils vont s’en sortir. - L’amour améliore toujours les relations, il faut commencer à s’aimer soi-même pour pouvoir aider ses enfants et soigner le petit enfant qui est en chacun de nous.
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