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Comment s’aider en aidant les autres?

Compte rendu réunion du 23 janvier 2009 :
 
Thème : S’aider en aidant les autres


(Remarque : nous étions peu nombreux, le débat a dévié sur d’autres sujets, sur l’écoute  et la parole plus personnelle de chacun et de leur problématique. Ceci n’a pas été retranscrit ici.)


 
M. travaille dans une école. Les enfants viennent se confier à elle. Elle les aide en les écoutant, mais cela l’aide beaucoup car elle entend ce qu’elle aurait aimé dire lorsqu’elle était petite.


 
Aider : pour ne pas penser à moi, pour m’oublier. Aider sans retour ou avec un retour négatif, c’est difficile, je le prends mal.


Aider est une façon de s’aimer mais s’aimer à travers les autres …


 
Aider, c’est être là. Cela ne m’aide pas particulièrement. Ce n’est pas non plus dans le but de m’oublier. Et j’apporte mon aide lorsque je le peux. Je ne refuse pas d’aider.


 
L’aide, c’est l’amour.


 
Oui, c’est l’appui, l’assistance, l’accompagnement, le partage.


 
Comment aider ? Moi, j’aide en étant là, disponible, sans vouloir influencer.


C’est comme faire un cadeau, sans en attendre un en retour.


 
Parfois on ne peut pas aider.


Parfois on ne peut pas non plus aider nos proches. Il m’est impossible d’aider mon frère car je ne peux pas lui pardonner.


Et moi, je me dis qu’il faut aider ma mère, alors qu’elle est source de problème pour moi, car c’est la seule façon de la comprendre, de lui pardonner, et ainsi de m’aider moi-même.


 
Il faut un climat de confiance pour aider.


 
Parler à d’autres, à des étrangers, des non-proches, cela m’aide.


Ecrire est un exutoire.


 
Anorexie : tu sors de la vie, tu es dans la survie.


Il y a perte du plaisir.


Il y a souvent un problème de relation avec les parents.


On se bat contre soi-même. Il faut arrêter de se battre. Notre pire ennemi, c’est soi-même.


Il ne faut plus se demander pourquoi.


Mais on sait où et comment et quand cela a commencé : moi, c’est à l’apparition de nausées. Au fur et à mesure, j’ai éliminé des aliments par peur d’avoir des nausées. Ça s’appelle de l’orthoréxie. Mais soudainement j’ai eu un accident cérébral, à cause de manque de cholestérol.


Le regard des autres est vraiment pénible.


Je contrôle.
 


Je suis guérie de l’anorexie. Je prends plaisir à partager un repas avec des amis, la famille, à manger. Mais j’ai envie de surveiller mon poids et après une prise de poids, tout simplement, je compense en mangeant plus léger aux repas des jours suivants.


 
Mon psy ne m’a pas donné de conseil, et ne m’a pas parlé de nourriture. Il m’a dit de cesser de me battre, il m’a proposé une autre vision des choses.


 
Est-ce que selon le tempérament on penche vers l’un ou l’autre, vers l’anorexie ou vers la boulimie ? Cherche-t-on à créer un climat de maladie autour de nous ? Est-ce une manipulation ? Mêmes questions pour les personnes dépressives.


 
Boulimie : elle a commencé au moment du divorce.


Elle a commencé avec la naissance des enfants.


J’ai besoin irrésistible de manger. Je ne peux pas contrôler.