| Comment remplir un vide , vendredi 9 janvier 2009 |
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Rencontre du 9 janvier 2009 ; Compte rendu fait pas sandrine que nous relercions.
Présence de deux étudiantes en section sanitaire et sociale, souhaitant poser des questions sur l’association.
Présence de Mme Florence Gamet, animatrice en théâtre de la spontanéité. Florence est intervenue à la demande d’un membre qui a suivi ses ateliers. Florence nous présente son parcours : Elle a une formation en musicothérapie, a suivi une psychanalyse et est initiée aux différentes écoles de psychanalyse. Elle a compris que pour être aimée, elle était tout ce que les autres voulaient qu’elle soit et donc « la meilleure amie, la meilleure maman, etc .. » Elle avait pourtant la sensation de n’être pas elle même et de ne pas habiter son corps. Alors même qu’elle était très sportive. Elle s’est tournée vers la bioénergie et propose un travail basé sur l’énergie, car notre corps est transporteur et transmetteur d’énergie. Elle propose une méthode correspondant à un raccourci de tout son parcours, riche de toutes ses expériences. Avec : - Des exercices de Qi gong et Tai chi, exercices d’enracinement par exemple. - Un travail sur le son et sur la voix - En position allongée, avec l’aide de la musique ou de sons, on essaie de comprendre ce qu’il se passe en nous, ce que nous dit notre corps. - Puis des séquences de théâtre de la spontanéité On accueille la souffrance, pour permettre de la transformer. Elle tient à ce que personne ne sorte « mal » de ces séances. On interroge l’inconscient car il nous guide vers le chemin de la guérison, avec l’interprétation des rêves par exemple. «Le seul psychanalyste disait Jung, c’est notre inconscient » Elle propose de 1 à 6 séances mais parfois une seule séance suffit. Séance : 1 fois par mois. Entre les séances, elle est disponible si quelqu’un en a besoin. Le temps d’intégration, de un mois, est important. Le groupe est constitué de 8 à 10 personnes maxi. Il n’y a pas vraiment d’entretien préalable avec chaque personne.
Ce qu’elle regarde, c’est le mouvement, la position du corps, des membres. A Aix : 1 dimanche par mois, de 15h à 19h environ A Marseille : un samedi soir (soit en début du mois, soit en fin du mois) de 18h à 21h environ A Aubagne : elle serait prête à constituer un nouveau groupe. Tarifs : 40 € la séance de 3 heures au moins (accompagnement mensuel compris) ; 20 € pour les chômeurs ; 0 € pour les RMIstes. Nous allons essayer d’organiser des ateliers pour les membres de Cœur au Ventre si plusieurs personnes sont intéressées.
Sujet du jour : Comment remplir un vide ? - En mangeant ? Mais ça ne suffit pas. - Alors comment faire ? En participant à un groupe de parole. M : il faut d’abord déterminer quel est le vide qui nous habite. Mon vide, je l’ai rempli par le travail, par l’aide aux autres. - Avoir un agenda plein est un besoin. - Mais qu’est-ce que le vide ? Il vaudrait mieux dire : c’est un manque, ou ce sont des peurs, ou c’est un ennui, c’est une solitude. - Il faudrait vider le vide ! Au lieu de le remplir ! - Ce mot de remplir me gêne terriblement, car il signifie de remettre à l’intérieur. Je préfère dire : compenser, répondre à quelque chose. - Certains écrivent pour combler. - On a tous un manque infini : l’amour. - Donc sous-jacent à tout cela : c’est la volonté, le besoin d’être aimé. Pour s’aimer, il faut d’abord être aimée. Mais par expérience, je me rends compte que cela ne suffit pas. - Il faut se réparer et ensuite on va ainsi s’accepter. - Il faut SE RESPECTER. Il faut faire les choses qu’on aime. - Avec l’aide de la thérapie, j’ai cherché d’abord ce que je ne voulais pas, ce qui ne me plaisait pas, ce qui ne me convenait pas. Et j’ai arrêté tout ce qui ne me convenait pas. Et j’ai cherché ensuite ce qui me convenait. Il faut faire le tri. - Mais parfois, on a une vie qui nous satisfait et pourtant on ne s’aime toujours pas !
- Les manques sont dans l’inconscient. - On ne se donne pas la permission d’être heureux.- Si tu t’aimes, peu t’importera ce que les autres pensent, peu importe s’ils t’aiment ou pas !
Besoin de reformuler la question du thème d’aujourd’hui : pourquoi a-t-on besoin de combler un vide ? - J’ai comblé mon vide par le sport, par le théâtre, par l’approche d’autres cultures, d’autres personnes. Ça oblige à se nettoyer, à réfléchir autrement. - Pourquoi est-ce si difficile de dire non ? De s’écouter ? - Car peur d’être égoïste. - Comment distinguer être égoïste et se respecter. Citation : Le bonheur est un voyage mais non une destination … - Discussion sur cette citation. - La vie est seulement constituée de pleins de petits bonheurs ? Il faudrait se focaliser sur quelques instants de bonheurs quotidiens ? Comme échanger avec un inconnu, ça peut parfois être un instant de bonheur. Le bonheur est-il un but ? Il faudrait avoir une autre conception du bonheur : le bonheur total comprend aussi l’acceptation de la souffrance.Il y a des gens qui sont arrivés au bonheur total. Le bonheur est indépendant des choses matérielles. Regardez dans les pays où les gens sont pauvres, ils sont riches de liens entre eux, de communication. On recherche le bonheur mais le bonheur n’est pas un état permanent. Le bonheur serait complet si au moment où on vit cet instant, on arrivait à accepter le malheur de demain. On peut aussi vivre l’instant et ne pas penser au lendemain, ni au passé. Le bonheur est parfois dans le partage, lié à un événement extérieur. Or, le bonheur, il faudrait le trouver à l’intérieur de soi, et pour cela il faut s’aimer. Moi, j’appelle cela : la sérénité. |



