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Accepter mon histoire, les souvenirs, vendredi 3 février 2012

                  COMPTE - RENDU  de  la  rencontre  du  3  février  2012

 Merci Alain et Lyliane pour votre efficacité!

 

                       Thème : accepter mon histoire , les souvenirs

 

 

10 participants : 7 femmes et 3 hommes.

 

 

 

Accepter son histoire et raconter ses souvenirs relèvent du domaine très personnel, très intime. Certains parviennent à les évoquer et à les partager, d’autres pas. Certains ont des souvenirs nombreux et datés, d’autres ne se rappellent que peu ou pas de leur passé.

 

 

« J’ai de bons et de mauvais souvenirs : j’ai tendance à ne me rappeler que des mauvais »

 

«  Moi, je cherche à garder les meilleurs souvenirs »

 

« Je n’accepte pas mon histoire »

 

« J’ai trop de blocages qui sont liés à mon passé »

 

« Je ressasse trop mon passé »

 

« Si je m’accroche trop à mes souvenirs, j’ai l’impression de culpabiliser »

 

« Je n’ai aucun souvenir de mon passé »

 

« Moi, je n’ai aucun souvenir de ma petite enfance »

 

«  Je n’arrive pas à partager mes souvenirs »

 

« Je n’ai pas envie de plonger dans mes souvenirs qui me rappellent un passé trop difficile »

 

« Je n’ai pas envie d’évoquer mon passé , surtout avec mes enfants »

 

« J’ai honte de moi, de ma famille, de mon histoire »

 

« J ‘ai plus de souvenirs durs et violents que bons et heureux »

 

« J’ai des flashes, mais pas de vrais souvenirs »

 

« J’ai des odeurs, des sensations »

 

« Je retrouve mes souvenirs dans mes rêves nocturnes et je rêve beaucoup ! »

 

« Les souvenirs, ce sont souvent des histoires qu’on nous a racontées »

 

«  Mes souvenirs sont liés à des photos qui me permettent de reconstituer mon histoire »

 

 

Pour beaucoup, il y a donc un tri dans les souvenirs afin d’éviter de vivre dans le rappel des souvenirs douloureux. Ou bien, on les a si bien enfouis qu’ils  échappent  à la mémoire. Parfois, l’inconscient nous les ramène, par des sensations ou des rêves. Enfin, les souvenirs peuvent être « fabriqués » par la parole des autres ou par les photos .

 

 

 

Au fur et à mesure de la rencontre, des « clés » ont été données : en voici quelques unes.

 

 

« C’est mon histoire qui m’a façonné, en positif et en négatif : je vis donc avec cette histoire »

 

« Accepter son histoire, c’est mieux vivre le présent »

 

« Vivre en permanence dans le souvenir, c’est vivre dans le passé et donc être décalé par rapport à la réalité »

 

« On peut vouloir occulter des souvenirs mais parfois ils reviennent en boomerang »

 

« Ne pas oublier de se dire des choses positives »

 

« Se répéter : je suis quelqu’un de bien » permet de ne pas rester prisonnier de son passé.

 

« Il ne faut pas hésiter à « travailler » sur ses souffrances et ses blessures : toutes les souffrances permettent de grandir »

 

«  Faire le tri entre les bons et les mauvais souvenirs - peut-être avec l’aide d’un thérapeute - peut permettre d’éviter ou d’évacuer les TCA »

 

«  Je me suis libéré de mon passé et, aujourd’hui, je peux transmettre mon histoire »

 

Un autre membre du groupe a précisé « qu’on doit prendre conscience de son inconscient pour faire remonter des événements très enfouis qui ont pu constituer des blocages »

 

« Cela ne sert à rien de culpabiliser : il vaut mieux tenter de chercher d’où vient cette culpabilité »

 

« C’est en partageant des souvenirs très personnels et très anciens que mes enfants m’ont mieux compris »

 

 

 

Conclusion : Il n’est jamais trop tard pour:

 

 

Se réconcilier avec son passé

 

Parler de ses souvenirs, partager ses émotions

 

Rechercher ses souvenirs même les plus lointains ou les plus douloureux.

 

 

 

La reconstruction passe parfois par la recherche - peut-être longue et difficile - de ses souvenirs et par les mots que l’on peut (enfin) mettre dessus.

 

L’hypnothérapie dont nous parlera la semaine prochaine Véronique EDERY peut nous y aider.