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A la recherche de l'identité perdue , vendredi 25 mars 2011

            Compte  rendu  de  la  rencontre  du  25  mars  2011

 

  Ce compte rendu a été fait par Alain que nous remercions chaleureusement  

 

 

                     A  LA  RECHERCHE  D’ UNE  IDENTITE  PERDUE

   

Présents : 13 femmes et 3 hommes

 

Infos sur la nouvelle organisation :

 

1.     Les groupes de parole auront dorénavant lieu tous les 15 jours sans tenir compte des vacances scolaires. Le calendrier établi en début d’année est donc modifié. Les prochaines réunions auront lieu le 8 avril, le 22 avril,

      le 6 mai et le 20 mai.

 

2.     Une permanence sera mise en place à partir de 17 H 30, soit une heure avant la rencontre, pour accueillir des personnes qui veulent recevoir des informations ou qui souhaitent bénéficier d’une écoute personnelle.

  

Par ailleurs, Anne-Marie, membre de notre association et sophrologue, propose :

 Ÿ       Un stage sur une journée : « découverte et approfondissement de la méthode sophrologique »

       la gestion du stress.

 

Ÿ       Des cours collectifs, tous les vendredis de 14 h à 16 h .

 

Ne pas hésiter à s’inscrire si vous êtes intéressés : Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir

    

Compte rendu de la réunion :

  

Identité perdue ?

 

Ces deux termes demandent définition et analyse.

  
L’identité :
 

Ÿ       Rechercher mon identité, c’est chercher mes racines.

 

Ÿ       J’ai l’impression de donner l’apparence de mon identité.

 

Ÿ       On est souvent en représentation : qui suis-je vraiment ?

 

Ÿ       L’identité, c’est mon nom.

 

Ÿ       Je n’ai jamais voulu prendre le nom de mon mari, ne voulant pas perdre ma propre identité.

 

Ÿ       C’est mon père qui m’a transmis mon nom.

 

Ÿ       Moi, c’est plutôt ma mère qui m’a donné sa personnalité. 

 

Une longue discussion a lieu sur le nom qui, pour les femmes, disparaît après le mariage : perdre son nom, c’est perdre non seulement son identité mais aussi les relations qui vous connaissent sous le nom de jeune fille. Certaines le vivent mal ; La loi actuelle qui permet de conserver son nom patrimonial accolé à son nom d’épouse semble un progrès certain pour l’identité féminine.

  

Mais l’identité n’est pas limitée au nom :

 

Ÿ       C’est aussi mon prénom : j’y suis très attachée.

 

Ÿ       Moi, j’ai voulu changer de prénom, celui-ci devenant difficile à supporter à un moment de ma vie.

 

Ÿ       C’est aussi une identification précise : grande, petite, blonde, brune, grosse, maigre….

 

Ÿ       L’âge est aussi une composante de l’identité.

 

Ÿ       Il y a souvent une différence entre la réalité et l’image :  dans ma tête, j’ai toujours 20 ans, pourtant je suis

     grand-mère .

 

Ÿ       Moi aussi, on m’offre des fleurs pour la fête des grands-mères !

 

Ÿ       L’image que je donne m’est renvoyée.

 

Ÿ       On a en miroir ce que l’on projette.

 

Ÿ       J’ai l’impression que l’on met des étiquettes sur mon identité : « elle », « c’est elle qui… »

 

Ÿ       L’étiquette nous formate : il est souvent difficile de sortir de ce formatage.

 

Ÿ       On a plusieurs et différentes identités : sociales, relationnelles, professionnelles, familiales,…

 

Ÿ       En particulier, la femme assume plusieurs identités : compagne, épouse, mère, femme au foyer, femme au travail…

 

Ÿ       Il y a aussi la perte d'identité : mère de .........., fille de......., soeur de, .....(!!!)

 

Ÿ       Il y a des identités cachées, volontairement ou inconsciemment.

 

Ÿ        L’identité se construit au fil des années, au fil des expériences.

 

Ÿ       Mais pendant la maladie ou la pulsion, on se crée une autre identité : « je ne me reconnais pas dans la maladie ou le trouble que je vis actuellement ».

 

    
Pourquoi « identité perdue » ?
  

Est-ce lié à la maladie ? Aux troubles du comportement ? A la volonté de cacher ou d’enfouir le passé ? Quelle est la part de l’inconscient dans cette perte ?

  
Chacun s’exprime sur ces questions :
  

Ÿ       Moi, le thème d’aujourd’hui me fait penser à  «  La recherche du temps perdu » de Proust.

 

Ÿ       En tant qu’anorexique, j’avais l’impression de ne plus avoir d’identité, j'avais l'étiquette "anorexique" . Maintenant que je vais mieux, je la retrouve.

 

Ÿ       Dans l’identité perdue, j’ai l’impression qu’il y a une recherche de nostalgie.

 

Ÿ       Un besoin, aussi, de retrouver l’enfance.

 

Ÿ       J’ai l’impression d’avoir perdu mon identité lorsque j’ai vécu une grande souffrance.

 

Ÿ       On peut perdre son identité quand on est mal, qu’on est dans le questionnement, le doute, la remise en cause.

 

Ÿ       Mais on peut aussi grandir dans la souffrance : l’épreuve peut alors devenir une force.

 

Ÿ       « Fais de ta souffrance une force », conseille une participante.

 

Ÿ       Dans la perte d’identité, il y a une notion de changement.

 

Ÿ       Le changement peut être très mal vécu, déstabilisant, destructeur, apportant des modifications parfois radicales.

 

Ÿ       Mais certains changements peuvent se révéler positifs. Parfois, il est préférable de changer radicalement plutôt qu’essayer de s’accepter.

 

Ÿ       Rechercher son identité, c’est rechercher l’essentiel et peut-être se retrouver.

 

Ÿ       On ne peut pas exister sans reconnaissance.

 

Ÿ       La féminité est, pour moi, une identité à part entière.

  

Une autre nouvelle discussion s’engage alors sur la féminité : c’est quoi, être une femme ?

 

Ÿ       Pour moi, être femme c’est être mère : la maternité me constitue en tant que femme.

 

Ÿ       Pour moi, devenir mère, c’est mon objectif : j’ai l’impression que je serai alors complètement femme.

 

Ÿ       Mais la mère n’est-elle femme que parce qu’elle enfante ?.

 

Plusieurs avis sont donnés sur la notion de maternité.

 

Ÿ       Une femme n’est pas « que » mère.

 

Ÿ       On peut être mère sans donner la vie biologique.

 

Ÿ       J’ai été élevée comme un garçon manqué.

 

On évoque alors le rôle des mères et l’importance de ce rôle pour construire leur fille.

  

Ÿ       Le modèle féminin est souvent dans la séduction.

 

Ÿ       La notion de beauté, l’habillement, le maquillage, la coquetterie m’aident à m’assumer comme femme.

 

Ÿ       Certaines filles anorexiques refusent de devenir femmes.

 

Ÿ       Une fille anorexique peut perdre sa sexualité et donc son désir d’enfant et, à un certain âge, il est trop tard.

 Ÿ       « Mais une femme de 40 ans peut devenir mère » insiste une participante.  

  

Quelque hommes étant présents, une discussion s’engage sur la féminité, la masculinité, sur l’image, le rôle et la différence des sexes.

 

Ÿ       Un participant évoque la part de féminité chez l’homme qui peut être plus ou moins importante selon les individus : cette part, il doit l’accepter.

 

Ÿ        Il y a une part d’identité cachée, qu’on ne dit pas.

 

Ÿ        Un autre participant dit avoir compris un peu mieux, ce soir, la psychologie féminine et les problèmes rencontrés par les femmes dans toutes leurs composantes.

 

Ÿ       Les deux sexes sont différents mais ne sont pas à opposer pour la construction de leur propre identité, il leur faut la complémentarité.

   

Pour conclure :

 

   Identité perdue ? identité cachée ?  La construction de l’identité se fait dès la naissance, voire dès la conception, puis dans l’héritage culturel, spirituel, intellectuel, dans l’éducation, dans les schémas familiaux, dans les relations interpersonnelles.  

Cette identité, on peut la perdre, la cacher ou la renier.

 

Mais il faut toujours «  se » retrouver pour vivre sereinement, en équilibre, en paix avec soi et les autres .